dimanche 13 janvier 2013

Le congrès du SPD de Décembre 2012

Merci À Maintenant la Gauche Val d'Oise pour avoir publié ma note de Décembre sur le congrés du SPD, que je commente ici avec une actualisation:Ma note sur le site de Maintenant La Gauche

Steinbrück, le candidat du SPD, a depuis la rentrée réussi à gaffer à deux reprises, et ses liens avec le groupe industriel Thyssen-Krupp sont actuellement aussi objets d'une campagne de presse. Sa popularité s'est effondrée, celle de Merkel a encore augmenter. Le SPD s'erode dans les sondages a 25%, les verts espèrent récupérer les déçus de Steinbrück pour qu'une alternance reste possible, mais l'Union de Merkel, à 42%, peut presque espérer une majorité absolue vue l'emiettement en cours de l'électorat sur des partis qui ne seront pas au Bundestag. FDP, Pirates, extrême-droite et divers représenteraient 12% d'un électorat qui n'aurait pas de députés.
La seule personalité au SPD ayant une chance d'éviter le désastre serait la présidente de la région Rhenanie du Nord- Westphalie, Hannelore Kraft.
J'espère que le SPD aura le courage, avant février, de reconnaître son erreur, et la force de conviction pour obtenir la candidature de Kraft. En effet, elle a toujours refusée toutes les avances en ce sens avant la nomination de Steinbrück.
En attendant, voici le tableau des sondages au 13 Janvier 2013:


InstitutAllensbachEmnidForsaForsch’gr.
Wahlen
GMSInfratest
dimap
Resultats 2009
Source:  www.wahlrecht.de
Date de Publication.19.12.201213.01.201309.01.201311.01.201317.12.201210.01.201327.09.2009
CDU/CSU (Merkel et les catholiques Bavarois)37,5 %41 %42 %42 %40 %41 %33,8 %
SPD30,0 %26 %25 %28 %29 %28 %23,0 %
GRÜNE (Verts)14,0 %14 %15 %13 %14 %14 %10,7 %
FDP (Libéraux, au pouvoir)4,5 %3 %2 %4 %4 %4 %14,6 %
DIE LINKE (La Gauche)6,5 %8 %9 %6 %7 %6 %11,9 %
PIRATEN3,5 %4 %3 %3 %3 %3 %2,0 %
Sonstige4,0 %4 %4 %4 %3 %4 %4,0 %

Note de Décembre:
Allemagne, “le changement à moitié ou entièrement ?”
La séquence politique qui s'est achevé en Allemagne au 9 Décembre a vu les grands partis allemands – Verts, Union de la CDU et de la CSU, SPD – organiser et mettre en scène dans leurs congres l’investiture de leurs candidats aux élections parlementaires de septembre 2013 prochain.
Dans le même temps, la coalition politique soutenant Angela Merkel à la chancellerie a de nouveau montré son absence de cohérence interne – double parfois d’inimitiés personnelles fortes.
Peer Steinbrück, officiellement investi à Hanovre candidat à la Chancellerie pour le SPD, a finalement très bien résume la situation en disant : “Quoi qu’il arrive, il y aura un changement de coalition en septembre prochain. Il s’agit de décider s’il l’on ne la changera qu’à moitie ou entièrement !
1/ Analyse de l’opinion allemande en Décembre 2012
institutsallensbachEmnidForsaForsch'gr.
Wahlen
GMSInfratest
Dimap
Résultats 2009
dates21/11/201209/12/201212/12/201214/12/201222/11/201222/11/201227/09/2009
CDU/CSU37,5%40,0%38,0%40,0%37,0%39,0%33,8%
SPD31,0%31,0%27,0%30,0%26,0%30,0%23,0%
Grüne (Verts)12,5%14,0%14,0%13,0%16,0%14,0%10,7%
FDP (libéraux)4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%14,6%
die Linke                  (Gauche)6,5%7,0%8,0%7,0%8,0%7,0%11,9%
Pirates4,0%3,0%4,0%3,0%4,0%3,0%2,0%
divers4,5%4,0%5,0%3,0%5,0%3,0%4,0%

Tous les instituts de sondage allemands capturent depuis maintenant deux mois les mêmes tendances. Des différences existent dans le chiffrage niveau où se trouvent les différents partis, mais le rapport de force est constant depuis deux mois.
L’Union qui regroupe les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel (CDU) et les catholiques sociaux bavarois (CSU), reste la première force politique allemande. Les sondages la situent entre 37 et 40% des voix, soit 4 à 7 points au dessus de son résultat de 2009.
Cette position de force apparente est cependant relativisée par la disparition du jeu parlementaire de son allie de coalition, les libéraux centristes du FDP. Tous les sondages les estiment en dessous des 5% nécessaires pour rester au parlement, entre 3 et 4% actuellement. C’est une chute de 10 points par rapport aux 14,6% qui les avaient propulse troisième force politique allemande en 2009, à seulement moins de 9 points du SPD.
La coalition gouvernementale, de 48% des suffrages exprimés et qualifiés pour être représentés au Bundestag en 2009, est donc vue par les sondages à un potentiel parlementaire maximal de 40%.
Cette faiblesse du gouvernement Merkel est confirmée par tous les sondages qualitatifs. 69% des Allemands se disent mécontents de la politique suivie par le gouvernement actuel.
Philipp Rösler, ministre de l’économie et leader – bien faible – du FDP, est le ministre le plus impopulaire du gouvernement.
Seul un facteur explique la progression de l’Union dans l’opinion, c’est l’incroyable popularité d’Angela Merkel. Sa cote personnelle reste au plus haut, avec près de 10 points d’avance sur Peer Steinbrück.
Deux facteurs expliquent cette solidité : l’éthique de travail de Merkel est incontestable, et cela a donne de la crédibilité à l’invention de son image de sauveuse et protectrice des intérêts allemands au cœur de la crise européenne, notamment contre des pays du Sud peints comme corrompus et irréformables.
Cette dimension morale est essentielle : Angela Merkel doit son ascension aux scandales de financement illégaux de la CDU à la fin des années 90, qui a d’abord mis fin à la carrière d’Helmut Kohl puis empêché l’ascension des leaders de l’Ouest de la CDU. Le scandale fin 2011 touchant le président de la république allemand Christian Wulff, poussant à sa démission et à l’élection de l’ancien dissident soutenu par le SPD et les Verts Joachim Gauck, a montré combien l’opinion allemande est sourcilleuse sur ce point.
Angela Merkel est d’une éthique personnelle irréprochable. La mystification consiste à faire croire que cette éthique, automatiquement, rend sa conduite du gouvernement aussi morale. C’est d’ailleurs la contradiction profonde qui menace l’union dans une campagne.
2. Le SPD
steinbruck.jpgMalgré le refus massif de la politique gouvernementale, le SPD n’arrive pas à décoller. Certes, tous les sondages l’estime entre 26% et 30%, soit 3 à 7 points de mieux que la déroute historique de 2009. Cependant, cet étiage stagne. Quoi qu’il arrive, scandale au gouvernement, victoires régionales de la gauche, nomination de Steinbrück, les sondages montrent un encéphalogramme plat.
Un observateur du Spiegel l’a formulé ainsi : tout le monde approuve le programme, applaudit des deux mains certains projets, mais personne n’en a envie, n’a de désir pour le SPD.
Le parti vieillit, et a refusée l’adoption de votes élargis pour la base – sans parler des primaires. Les moins de 30 ans s’éloignent, plus tentés par les Verts et les Pirates.
La nomination de Steinbrück répond d’abord à un souci de donner un visage crédible à une plate-forme politique appréciée mais peu attractive. Le pari était de nommer une personnalité forte, clivante, mais très respectée. Il y eut sans doute une sous-estimation de l’ampleur que prit l’affaire de ses ménages en entreprises – revenus de 1,25 millions d’euros en 3 ans.
Cependant, cette crise a révèle au candidat sa vulnérabilité. De plus, le parti, où l’aile gauche n’avait pas ménagé ses critiques politiques, soutint unanimement Peer une fois la campagne de presse lancée. Cela a surpris non seulement beaucoup d’observateurs, mais Peer lui-même.
La leçon qu’il en tira, c’est que sans SPD il ne pouvait gagner, surtout face à une Merkel qui lutterait sans plate-forme politique, sur son nom.
Deux évènements majeurs démontrent le tournant intégratif de Peer :

A. L’adoption du projet de reforme des retraites reprend quasi intégralement les propositions de l’aile gauche, revenant sur une reforme adoptée sous la Grande Coalition, avec Peer Steinbrück comme ministre des Finances.
B. Le discours de congrès de Peer incluait un hommage sincèrement ému au soutien du parti, mais aussi à Andrea Nahles, ex-leader de l’aile gauche, et secrétaire générale du SPD.
Le congrès du 9 Décembre lance une campagne sur deux thèmes :
  • Une écriture positive du projet du SPD sous le titre de la Justice Sociale,
  • Une critique acerbe d’un gouvernement d’une coalition sans vision ni projets, miné par ses contradictions.
Le congrès a été globalement un succès. Au delà du score de 93% des délégués en faveur de Peer, c’est son discours inscrit dans la tradition social-démocrate allemande, très offensif sur la justice, l’égalité homme-femme, le logement, le mariage pour tous, la politique familiale et l’Education, qui a remporté beaucoup de retours positifs dans la presse.
Il est notable que Peer n’a parlé d’Europe que pour critiquer la gestion de la crise désastreuse d’Angela Merkel. Il laisse ce sujet de côté : il est le seul au SPD à ne pas être convaincu par les Eurobonds, et de plus, l’Europe va être l’argument principal de la campagne de Merkel. Il est important pour le SPD non pas d’attaquer frontalement sur ce sujet avec des projets de résolution de la crise actuellement très impopulaires en Allemagne – plus de solidarité, création de minimas sociaux et d’une Europe sociale, gestion solidaire de la dette etc.… L’Europe va être laissée à Merkel – sachant que les Verts vont attaquer fortement sur ce thème, séduisant les électeurs de centre-droit déçus par l’attitude anti-fédérale du FDP.
Peer va construire sa campagne sur des sujets propres au SPD.
L’aile gauche du SPD a même publié des le lendemain un communiqué de presse enthousiaste, avec Hilde Mattheis me disant en marge du congrès : « C’était un discours convenable de Peer. Il nous a suivi sur les retraites, espérons qu’il nous suive aussi sur d’autres points. » Le soutien syndical de Peer Steinbrück est croissant ; son gauchissement, espérons le, persistera aussi après une éventuelle victoire.
Peer a réussi à unir le parti derrière lui. Maintenant, il faut réussir l’élargissement de sa base au delà du parti.
Cela suffira t-il? Cela va dépendre aussi du score des alliés et adversaires de la gauche.
3. Les alliances
Peer Steinbrück l’a dit et répété : avec lui, pas de grande coalition avec Merkel. Mais le parti lui n’exclut rien.
Les alliances naturelles sont cependant à gauche avec les écologistes. Les Verts sont estimés à 14% dans tous les sondages. C’est 3 points de plus qu’en 2009.
Le parti s’était donné une direction compatible pour d’éventuelles alliances avec la CDU, mais la seule tentative régionale a cependant été un échec retentissant. Il semble que l’alliance avec la CDU sert plus le rapport de force avec le SPD qu’autre chose.
Les Linke sortent d’une crise profonde, idéologique et sociale, entrainant une crispation de sa direction. La fixation sur les années Schröder empêche le parti de construire un discours face à la droite et de penser l’Europe de 2012. La faiblesse du parti entraine aussi sa quasi-disparition à l’Ouest, à part dans le fief de Lafontaine en Sarre. Les sondages les situent entre 5 et 7%, loin de leurs 12% de 2009, et à la limite de la participation parlementaire. Une alliance au niveau régional est toujours possible, mais au niveau fédéral difficile.
Les Pirates, nouveaux venus, frôlent avec les 5-6% après un étiage haut à 9%. Inconnus du jeu politique, il est improbable qu’ils participent à une coalition, mais pourraient soutenir une coalition SPD-VERTS minoritaire.
Les stratégies sont donc claires :
  • La CDU-CSU va tout miser sur Merkel, avec deux espoirs: soit obtenir seul la majorité absolue, jouable en obtenant 45 % des suffrages, soit forcer une grande coalition.
  • Le SPD va tout miser sur le programme, Steinbrück devant limiter les dégâts de la popularité personnelle de Merkel, pour espérer un score à 32%, suffisant avec des Verts à 14% pour une majorité.
  • Les Verts ont la partie tactique la plus facile, en vidant ce qui reste de l’électorat societalement avancé des libéraux et en essayant d’éviter d’être débordé par les Pirates.
Mathieu Pouydesseau

mardi 9 octobre 2012

Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.

Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.

Fidèles à la célèbre phrase d'Orson Welles, devenue la raison d'être de notre mouvement :" avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant" , nous revendiquons ensemble avec la motion 3 un autre monde et une autre société, qui soient une construction permanente, collective, plurielle et démocratique.Nous n'avons pas peur du terme "internationalistes " qui nous caractérise.Car même si nous savons combien ce terme a été galvaudé voire trahi á certaines époques du 2Oe siècle, nous sommes tout à fait dans la tradition de Jaurés qui disait dans son fameux discours de Nimes en 1910:"Ah!les sociétés d'injustice!elles ont inconsciemment peut-être, un art admirable pour se faire accepter de ceux-lá même qu'elles exploitent".Eh bien nous luttons avec la motion 3 pour que le changement, que nous voulons, passe d'abord par une redéfinition du travail aussi bien dans sa dimension sociale qu'écologique .Et nous savons que ce combat ne peut être uniquement mené en France masi qu'il implique des solidarités permanentes en Europe et dans le monde.On le voit bien dans l'exclusion ou carrément l'exploitation des migrants et des "étrangers indésirables", selon l'expression de Daladier á l'égard des réfugiés allemands en France en 1937. Avec le passeport de citoyenneté universelle que défend UTOPIA, nous voulons, ensemble avec " Maintenant la gauche " promouvoir un monde dans lequel l'humanité prendrait corps comme un tout et non comme une somme d'individualités ".

Michel CULLIN

membre du bureau d'UTOPIA
FFE-Vienne

lundi 8 octobre 2012

Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »


Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti Socialiste est un parti d’échanges. Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire débat d’idées.
Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.

La motion 3 (« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, a le mérite de poser clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents auxquels nous devons répondre.
Elle aborde par exemple des questions aussi importantes que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.

Cette motion défend également le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes et elle propose la constitution d'un comité permanent de liaison entre tous ces mouvements.
Notre ambition est de construire ce parti actif et combattif qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche de redressement de notre pays.

La motion « Maintenant la Gauche » rassemble un collectif national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus locaux et nationaux-, dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE

Marion BERTHOUD (Rabat), Michaelle CHAUVIN (Tunis), Michel CULLIN Représentant à la Commission d’organisation du congrès, Vienne), Charline JAN (Candidate au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim LAYADI (Algérie), Christophe i (Londres), Mathieu POUYDESSEAU (Candidat au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT (Montréal), Mounir SEIFEDDINE (Beyrouth), Annick TIMMERMANS (Représentante à la Commission d’organisation du congrès, Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI (Tunisie), Mathieu VIEIRA (Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)

dimanche 7 octobre 2012

Motion 3, LA motion écolo du congrès

La motion 3 Maintenant la gauche qui porte en sous-titre «  Le social au cœur, l’écologie en avant » symbolise la synthèse indispensable entre le social, et l’écologie, la prise en compte à la fois de l'urgence et du long terme.


Nos 5 grands engagements pour l’écologie politique

  1. Un pôle public de l’énergie

L’accès à l’énergie est un droit fondamental. Or, il ne peut pas y avoir de politique équitable de l’énergie au service des citoyens si celle-ci est dépendante des lois du marché. Pour garantir l’indépendance énergétique de notre pays, il faut mettre en place un réel service public de l’énergie. C’est ce que propose la motion 3 avec la création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques.
  1. Un service public de l’eau potable

L’eau potable est un bien commun de l’humanité, indispensable à toute forme de vie. L’eau ne doit pas devenir une marchandise. L’accès à l’eau potable doit être garanti aux mêmes conditions sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi la motion 3 souhaite la création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).

  1. La sortie du nucléaire et la transition énergétique

La catastrophe nucléaire de Fukushima est venu rappelée de la pire des manières qu’avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas. La sortie progressive du nucléaire est possible en engageant une réelle mutation de notre modèle énergétique sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent, basés sur l’efficacité et la sobriété énergétique. Ils doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.

  1. La fiscalité écologique

Une contribution climat/énergie sur les émissions de tous les gaz à effet de serre est indispensable pour promouvoir un changement de comportements des citoyens tout en limitant les nuisances causées par les gros consommateurs. En outre, une telle contribution pourrait ainsi à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.

  1. Non à l’exploitation des gaz et huiles de schistes

L’exploitation des gaz et pétroles de schistes, énergies fortement émettrice de GES, ne peut participer à la transition énergétique. Qu’il s’agisse de la fracturation hydraulique ou de toute autre technique d’extraction, l’exploitation des gaz de schistes est synonyme de dommages environnementaux irréversibles que nous refusons.
 

vendredi 5 octobre 2012

Le TSCG, une mauvaise affaire pour l'Europe, et les Francais de l'Union Européenne





 
 
Pourquoi nous sommes contre le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne

Cet argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des économistes Atterrés: L'Europe mal-traitée, seule analyse sérieuse à ce jour sur ce texte.

1/ Un traité inapplicable

Les règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement public) n'ont jamais été vraiment respectées.Elles ont en réalité incité les Etats à maquiller leurs comptes (tous les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les acheter, diminuer l'investissement public...)

D'autre part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé" avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5% du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des difficultés financières.

Enfin, le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel", c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture économique. Or, la méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera nécessairement teintée d'idéologie. Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance structurelle".Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.

2/ Un traité contreproductif

A la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.

Conséquence: plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en 2009), ce sont les États les plus en difficulté qui devront mener les politiques les plus restrictives.Or, mener des politiques d'austérité en période de crise économique ne fait généralement que renforcer la crise.

La paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique conduit à la baisse du PIB et donc à la dégradation du ration dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande, en Espagne...

En appliquant aveuglément cette règleon condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle et à une dégradation sans fond de leur endettement.

3/ Un traité anti-démocratique

Le TSCG c'est préférer la règle au débat politiqueet à la démocratie, et c'est privilégier les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des intérêts du peuple. En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et

des marchés financiers. A un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose, est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier?

4/ Un traité économiquement absurde

Ce traité est fondé sur des ratios qui posent problème.

-Le déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB mais par rapport aux recettes publiques. On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est objectivement privilégier les États les plus libéraux.

De même, est-il légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités territoriales?

-Enfin l'endettement public doit être mis en relation avec le patrimoine public. Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être vendus (et qui rapportent) où est le problème ?

5/ Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise

Les défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise européenne. Or, la crise européenne n'a justement pas pour origine un excès d'endettement public.

Quatre pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement excessif au moment de la crise.

En 2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7% d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6% contre 70,2%).

La crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé, bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise de 2009.Le TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans l'erreur par pur dogmatisme. Au lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée en matière d'emploi, de régulation financière, destratégie industrielle et commerciale...

http://www.maintenantlagauche.fr/

30 Propositions de la Motion 3



REFUSER L'AUSTÉRITÉ


1. Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux : l'austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche toute relance.
2. Refuser la ratification du traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle prête aux banques, processus de convergence sociale dans l'objectif d'un SMIC européen, harmonisation fiscale, doter le budget communautaire d'une réelle capacité d'intervention avec des ressources propres, développer une politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables). Établir le Juste Échange européen par l'établissement d'une véritable politique tarifaire aux frontières de l'Union fondée sur le respect des normes sociales et environnementales.
3. Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous proposons l'élection d'une constituante pour poser les bases de cette Europe démocratique.
REDISTRIBUER LES RICHESSES
4. Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et augmenter fortement le SMIC si elle ne débouche pas. Le gouvernement doit stimuler et encadrer les négociations annuelles obligatoires sur les salaires. Fixer un revenu maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants d'entreprises publiques. Aboutir enfin à l’égalité salariale hommes-femmes.
5. Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.
6. Création d'une allocation autonomie pour les jeunes en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources propres du jeune et de son lieu de formation).
7. Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus (salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale, protecteur des tentations de dumping.
8. Une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les GES des produits et des transports (taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.
L'ÉCOLOGIE POLITIQUE
9. Création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques. Création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).
10. Sortir progressivement du nucléaire et engager une réelle mutation de notre modèle énergétique et la rupture avec le tout nucléaire, sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent et doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.
11. Interdiction définitive de l'exploitation des hydrocarbures de schistes qui représente une perpétuation artificielle de notre dépendance aux énergies fossiles, avec un risque écologique supplémentaire.
L'ÉTAT STRATÈGE
12. Donner une boussole à la BPI : aider les entreprises sous forme de capital plutôt que de prêts, autoriser des nationalisations temporaires pour réorienter et dynamiser des secteurs industriels stratégiques ou vulnérables aux prédateurs. Nationaliser temporairement les aciéries de Florange pour engager le maintien et la restructuration de la filière acier en France.
13. Le fonds public de reconversion devrait soutenir les poursuites d'activités menacées de délocalisation dans le cadre d'entreprises socialisées (publiques, SCOP, SCIC), comme la création d’entreprises coopératives locales ou bien encore la reprise en coopérative de nombreuses PME.
14. Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par la loi) et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des entreprises de plus de 20 salariés)
L'ÉGALITÉ RÉELLE
15. Mettre en Place vite les politiques de lutte contre toute forme de discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales et certains emplois de la fonction publique.
16. Refonder l'école publique : recruter et former de nouveaux enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle », pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une formation efficace de tous les enseignants.
17. Garantir l'université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et assurer le financement public des universités par l’État. Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des contraintes économiques de court-termisme.
18. Faire du logement une priorité : La taxe sur les transactions immobilières élevées doit financer le mouvement HLM. Il est urgent de doubler le plafond du livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l'effort logement de l'objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative universelle.
19. Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et psychiatrie sur tout le territoire.
20. Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire : rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la santé.
21. Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens police/justice pour faire appliquer le droit partout.
22. Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités territoriales. Redonner des moyens aux collectivités, organiser une autre déconcentration, nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national sur l’autonomie financière des collectivités, mais aussi sur le renforcement des péréquations entre les territoires.
LA VIème RÉPUBLIQUE
23. Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.
24. Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local (indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de la limitation du cumul des mandats.
UNE AUTRE MONDIALISATION
25. Agir sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources pétrolières.
26. Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts, aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés locaux.
27. Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.
RASSEMBLER LA GAUCHE & LES ÉCOLOGISTES,
RÉNOVER LE PS
28. Créer un comité permanent des partis de gauche et des écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une « université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en profitant de la préparation des élections municipales pour l'impulser.
29. Un parti combattif : nous populariserons d'autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons deux conventions nationales : une sur l'Europe (oct. 2013) en amont de l'élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution.
30. Dans notre Parti, nous proposons de créer une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec des programmes théoriques et pratiques.
http://www.maintenantlagauche.fr/

Mathieu Pouydesseau soutient la Motion 3 Maintenant la Gauche


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chéres et chers camarades,

Après avoir été mandataire de la contribution "Réaliser le Changement" - dont j'avais organisé le soutien par 23 députés issus de la gauche du SPD ayant voté NON au TSCG au Bundestag en Juin dernier - et été aussi signataire de la contribution "Le Temps de la Gauche", j'ai participé aux débats de rentrée du courant "Un Monde d'Avance" à Paris, en cette fin de semaine.

En discutant avec nombre des 400 militantes et militants présents, dont la majorité souhaitai voter pour la Motion 3, avec les dirigeants du courant ayant fait le choix de rejoindre la Motion 1 dite "majoritaire" (comment une majorité peut-elle exister avant même un vote?), en lisant et relisant les textes proposés, j'ai finalement décidé de signer la Motion "Maintenant la Gauche", dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, l'organisateur des Universités d'été de notre parti à La Rochelle, synthèse des contributions "Le Temps de la Gauche", Utopia, et du texte porté par Gérard Filoche.

Je suis en accord avec toute la Motion 3, pas seulement sur les chapitres principaux, mais sur chaque mot, chaque virgule, chaque espace!

Les signataires de la Motion 3 issus d'UMA veulent approfondir le travail engagé avec Forum DL21 (l'aile gauche du SPD allemand) et l'élargir à un forum de toutes les gauches européennes. Les signataires, issus de UMA ou d'Utopia, sont tous fondamentalement engagés dans le mouvement social et ne cherchent rien pour eux-mêmes. C'est un travail de conviction pour maintenir des éléments essentiels de doctrine et porter un dialogue au sein d'un congrès sinon aseptisé.

Je rappelle que la Motion 3 prends position très clairement contre le nucléaire, pour la transition énergétique, pour une politique d'investissement contre-cyclique, pour une réflexion sur les modes de vie et d'organisation sociale allant au delà du modèle du producteur-consommateur.

Je vous invite à la rejoindre. Elle est la plus proche de la contribution initiale Réaliser le changement, et la plus encline à fédérer un vote de militants issus d'UMA et d'Utopia refusant le couvercle majoritaire sur le débat et le parti.
J'ajoute encore un point: la décision de EELV de voter contre le TSCG démontre que le renversement idéologique en cours s'élargit. Autant donner un bon signal avec cette motion qui au coeur de sa problématique a placé le refus du TSCG et de la règle d'or, dans une démarche d'alliance avec les partenaires de la social-démocratie européenne.

L'esprit de ma signature est de porter le débat dans ce congrès, de maintenir l'étincelle d'un dialogue nécessaire entre les composantes idéologiques de notre parti, et permettre à celui-ci de conserver un rôle d'inspirateur et d'aiguillon de rassemblements futurs plus larges, alors que les rapports de force décisifs se jouent aux Parlements et au gouvernement.

La Motion "Maintenant la Gauche" s'inscrit pleinement dans le projet présidentiel de François Hollande, tel que présenté à son discours fondateur du Bourget, en approfondissant notre message et notre ambition, pour conserver la perspective à 5 ans dont nous avons besoin, en rappelant que notre cap ne peut être la rigueur, mais bien le tournant de la Relance, avec la refondation de l'Europe vers une Europe Fédérale.
Je souhaite également porter ce débat au sein de la FFE. Je me réjouirai - si vous faites confiance à la Motion Maintenant la Gauche - de votre vote en ma faveur au Conseil Fédéral. Il existe des thémes propres à la FFE que je défendrai dans cette période. Beaucoup de ces thèmes sont connus. Il est à mon avis nécessaire qu'ils existent au CF - et éventuellement au BF.

Tout le monde le sait: il est plus facile d'arriver au sommet que de s'y maintenir, on peut aussi gagner un Grand Chelem sans s'en rendre compte, en gagner un deuxième est bien plus dur! Et nos succés de 2012 ne doivent pas être une raison de s'autocongratuler satisfait, mais bien de définir une ambition bien plus forte que l'amélioration d'une représentation politique qui - convenons en toutes et tous - ne changera RIEN aux préoccupations quotidiennes de nos compatriotes à l'Etranger.

Amitiés socialistes,
Mathieu Pouydesseau
Section de Berlin

wwww.maintenantlagauche.fr