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dimanche 29 mars 2015

Maintenant la Gauche analyse les départementales

imageLes résultats des élections départementales, après l’échec des municipales, exige de l’exécutif, du PS et de la gauche lucidité et sursaut. On ne saurait trouver des alibis pour atténuer la gravité de la situation, l’ampleur de la défaite et l’exigence de changement de cap.
Sur le terrain politique, comme sur le plan économique, il serait dramatique d’attendre sans réagir, au motif qu’un frémissement de certains indicateurs macro-économiques règlerait les graves problèmes qu’il nous faut surmonter.
Constater la désunion de la gauche et des écologistes en cherchant des boucs émissaires ne peut qu’accentuer les divisions. Alors même qu’il revient au PS, principal parti de la gauche et au Président de la République, élu grâce ã la mobilisation des électeurs de toutes ces forces, de proposer une stratégie et un contenu au rassemblement sans lequel aucune victoire n’est envisageable en 2017.
Après avoir appelé au rassemblement avant les élections et avec insistance entre les deux tours, il n’est pas possible, une fois les élections passées, de continuer comme si de rien n’était. C’est une question d’éthique politique mais aussi d’efficacité.
Le poids du Front national, même s’il ne se concrétise pas par la conquête de départements, est très alarmant. Le nécessaire combat moral et idéologique ne sera pas suffisant pour réduire le poids du FN.
Il est indispensable d’entreprendre la reconquête des couches populaires, de plus en plus nombreuses à ne plus voter et à ne plus voter à gauche ; Plus que d’autres, elles ont besoin d’une politique qui place la justice sociale, la relance du pouvoir d’achat et la création d’emplois au premier plan. Elles attendent des mesures immédiates et des perspectives d’avenir.
Le temps n’est pas aux calculs opportunistes, ni aux demi-mesures. De façon continue, « Maintenant la gauche » a fait des propositions, concrètes, sérieuses, qui pourraient servir de base à la discussion d’une plateforme de sursaut économique, social et républicain rassemblant toute la gauche et les écologistes.
Les socialistes ne peuvent plus attendre encore une fois un rebond venu d’ailleurs, ni se résigner à la défaite. Le temps presse désormais.
Emmanuel Maurel
 

jeudi 24 octobre 2013

Mathieu Pouydesseau candidat du courant aux investitures militantes Sénatoriales 2014!

Chères camarades et  chers camarades,

Plus d'un an après la victoire de  la gauche, il est  nécessaire de porter le débat non seulement avec ses  paroles mais aussi ses actes. J'ai décidé de faire un  acte politique et de vous proposer la candidature suivante pour la liste des  Sénatoriales.

Avec cette candidature je veux engager un débat politique à un moment  crucial de notre expérience gouvernementale.

Avec Martine Vautrin Jedidi nous sommes deux candidats de Maintenant la Gauche, défendant les idéaux pour une Europe sociale et démocratique, pour une pratique sociale  du gouvernement, pour une réflexion nouvelle sur la citoyenneté, pour un renouvellement au Sénat, pour servir les Français dans le Monde. Après un long engagement associatif, Martine, élue à l'AFE, auprès du député de sa circonscription, représente tous ceux d'entre vous vivant hors de l'Union Européenne. Je souhaite pour elle le meilleur résultat possible, nous avons besoin de plus de femmes au Sénat, et des femmes de la trempe de Martine !

Rendons  hommage au travail de  Claudine et Richard, exemplaires d'engagement au service des Français à l’étranger,  Sénateurs de terrain et de travail. Saluons en particulier le rôle de Claudine dans la campagne  présidentielle de 2012, celle de notre victoire commune, où elle nous représenta dans l'équipe de campagne.

Pour un socialisme moderne, de combat:

 Je porte avec conviction depuis des années le message d'un socialisme moderne, européen, ancré dans la réalité sociale et économique,  ayant le courage d'assumer tous les rapports de force pour transformer la société et construire un monde plus juste. La modernité c'est d'affronter un monde de violences et de reculs sociaux avec l'audace de vouloir le dompter. C'est construire, contre des intérêts particuliers puissants et dominateurs.

C'est savoir que la lutte sociale est le  concept le plus moderne possible au XXIeme siècle. C'est tirer les leçons des échecs tragiques pour les classes populaires et moyennes des socialismes de la troisième voie autour de Blair et Schroeder. C'est aussi croire profondément à l'idée internationaliste.

Ce socialisme moderne s’est exprimé dans le discours du Bourget.  Cette ligne est toujours actuelle, car ce n'est qu'en réalisant les promesses de l'esprit du Bourget que nous améliorerons la vie de nos concitoyennes et concitoyens, que nous ferons avancer la justice sociale, et reculer les populismes et les extrémismes.

Le socialisme de la relance est le seul économiquement sain. L'industrie allemande vit de l'innovation, de l'investissement, et des plans massifs de relance en 2008-2009. La réduction du coût du travail ne joue un rôle que dans les services, secteurs de l'exploitation sans scrupules, où les femmes surtout sont réduites à des salaires de misère, où la pauvreté progresse. La leçon allemande, c'est qu'il ne faut pas écouter les pigeons ni le Medef ni les néolibéraux. Ils nous conduisent à la catastrophe sociale, politique et économique.

Pour une autre Europe:

La lutte pour l'intégration politique et sociale dans nos pays de résidence doit devenir une de nos priorités.  L'Union Européenne et les pays partenaires au sein de Schengen sont les pilotes où mener cette lutte. Il  s'agit de s'engager pour les droits sociaux et retraite de nos compatriotes à l’étranger, tant au sein  de l'Union qu'en dehors de celle-ci.

L’ engagement Pour une autre Europe montre que tout est possible: Initiateur et Premier signataire, j'ai vu, grâce à un travail préparatoire de plusieurs années, comment des parlementaires de toutes les gauches – SPD, SPÖ, PS, SEL, PD, PSOE, mais aussi Verts autrichiens et allemands, Linke, Front de Gauche, dans 5 pays européens, des syndicats, ATTAC, les économistes atterrés et des milliers de citoyens se sont retrouvés dans ce combat commun. Il faut une autre Europe !

Cet engagement sera l'un des thèmes majeurs, avec la réflexion sur le fait d'être Français en Union Européenne: création d'une identité sociale permettant la transmission des droits, création d'un droit de vote complet dans le pays de résidence, création d'une identité fiscale européenne, lutte contre le dumping fiscal et social intra-européen qui en fin de compte touche tout le monde.

Le Candidat :

Comme beaucoup parmi vous, mon expérience à l'étranger est représentative de bien de nouvelles manières de vivre hors de la métropole, tout simplement car les nouveaux moyens  de communication facilitent la mobilité  et atténuent l'éloignement.

Bordelais,  42 ans, j'ai commencé mon engagement en créant la première section du syndicat FIDL dans mon lycée, avant de  rejoindre l'UNEF-ID – première rencontre, à l'automne 1993, à Paris Tolbiac, avec Pouria Amirshahi. J'ai rejoint la FFE et l'ADFE en 2002, devenant  secrétaire de section en 2007 et organisant à ce titre la campagne à Berlin de Claude Chapat dans la partielle AFE de  2008.

Mon métier, c’est d’organiser  des équipes commerciales sur plusieurs pays européens pour réaliser des projets informatiques complexes : il est temps de mettre cette expertise au service de notre pays. Cette représentativité, mes contacts  professionnels et associatifs dans toute l’Europe, sont des atouts dans la  constitution de la liste future.

Je suis profondément attaché à rencontrer tous les Français de  l'Etranger, partout où ils vivent, à être au plus proche de vous et au plus proche des idées portées par la gauche: le retour au terrain est la meilleure formation possible, pour construire une véritable politique de gauche. Je serai un Sénateur loyal au mandat politique donné à la gauche en 2012, ainsi qu'au mandat que donneront les Grands Électeurs consulaires en 2014, soucieux de faire respecter le Parlement.

Mettons de la Gauche dans nos investiture militantes, maintenant!

 Mathieu Pouydesseau

 Section de Berlin

 Membre du Conseil Fédéral et Bureau Fédéral de la FFE, Mandataire FFE pour Maintenant la Gauche

Martine Vautrin-Djedidi candidate du courant à l'investiture militante Sénatoriales 2014!

chers camarades, certains chers amis,

Voilà, c'est fait ! Non sans hésitations.
Partie un peu tard dans la vie politique, éloignée des appareils, je briguais un mandat national pour la première fois l'an dernier, candidate à l'investiture sur la 9° circonscription. Vous connaissez la suite.
Aujourd'hui, le sens de cette candidature à la primaire sénatoriale de la Fédération des Français à l'étranger du PS , est d'abord celui indiqué par des amis, collègues et camarades de Français du monde, de l'AFE et de la FFE, avant même qu'il ne soit le mien.
D'ores et déjà, qu'ils soient remerciés pour leurs encouragements et leur confiance. Il n'y a pas d'échec.

Des convictions ancrées à gauche du parti socialiste, vécues et renforcées ces dernières années, par l'exercice d'un mandat local depuis 2009, puis par une campagne législative largement victorieuse en 2012 aux côtés de Pouria Amirshahi , donnent à cette candidature son sens politique.
Avec « Maintenant la gauche », je partage la bataille de l'Europe sociale, mais aussi celle de ses relations avec le sud , dont les rives de la Méditerranée et l'Afrique; une réflexion nouvelle sur la citoyenneté européeenne, pas seulement en Europe mais dans sa relation au monde; pour une Europe politique et diplomatique et celle de l'engagement aux côtés des partis acteurs des transitions démocratiques; une réflexion sur les institutions de notre Vème république, mais aussi sur les politiques à court terme.
Fidèle à des convictions, à toujours plus de justice sociale et de solidarité, mais refusant une assignation à demeure.

Nos sénateurs se sont longtemps trouvés seuls à porter et défendre au plan national tous les dossiers relayés par les élus locaux , dont je suis. Le Sénat, comme l'Assemblée nationale désormais, se doit d'avoir une représentation des Français hors de France plus conforme aux attentes socio-économiques et politiques de nos compatriotes .

Notre projet fédéral existe. "La France tout au long de la vie" n'est pas enterrée : une ambition pour le service public français à l'étranger, un enseignement ouvert à la diversité du monde, auprès des forces vives de la France à l'étranger, un cadre fiscal lisible et équitable, des français à l'étranger protégés face aux risques; Ces engagements nous guident dans ce qui fait notre spécificité.
Le dernier volet, pour une juste représentation politique à l'étranger, nous allons le vivre dans quelques mois avec une réforme de l'AFE qui n'est pas celle que nous avions souhaitée. Nos combats pour ET avec les Français dans le monde ne sont pas terminés.
Nous continuerons à agir pour faire tomber tous les murs, visibles et invisibles.

Martine Vautrin Djedidi
secrétaire section Tunis
Conseillère à l'AFE
membre du bureau de Français du monde adfe Tunisie
membre du bureau de l'UESRE

dimanche 2 juin 2013

Convention Europe: Nous n'avons pas d'autre choix que d'être audacieux!

Chères et chers camarades,
 
Le Parti Socialiste est appelé à voter. Le 6 Juin, nous voterons pour le texte de la Convention Europe.
Nous avons aussi l'opportunité de décider de renforcer le texte sur des éléments importants, avec 13 amendements différents.
 
Je souhaite vous rappeler toutes et tous l'importance de participer. Ce vote n'a pas lieu à n'importe lequel moment. Ce n'est pas seulement un vote interne pour la ligne doctrinale d'un parti. C'est un message fort que nous pouvons envoyer à un moment crucial de la construction européenne.
 
En effet, en fin de ce mois, les 27 et 28 Juin, aura lieu un Conseil de l'Europe décisif. La commission Européenne y présentera l'Instrument de Convergence et de Compétitivité, un traité supplémentaire ayant comme principal objectif d'inscrire dans le marbre des traités les principes idéologiques les plus conservateurs possibles, et empêcher, si jamais la gauche devait l'emporter en septembre 2013 en Allemagne et en Juin 2014 aux élections Européennes, une réorientation.
 
Très peu de progressistes vont siéger fin Juin au Conseil de l'Europe. La plupart d'entre eux sont en coalition, souvent avec des partis centristes ou conservateurs. Cela inclue plusieurs pays importants: l'Autriche, les Pays-Bas, l'Italie.
C'est pourquoi une député social-démocrate autrichienne, Sonja Ablinger, a cherché une alliance européenne large dans notre famille politique pour faire pression sur les membres du gouvernement SPÖ, et autres, et forcer celui-ci à prendre une position forte sur ces sujets.
Elle s'est appuyée sur le Forum des Gauches socialistes et social-démocrates dont je suis l'une des chevilles ouvrières, en obtenant le soutien de Hilde Mattheis au SPD et de Marie-Noëlle Lienemann au PS, entrainant depuis des verts autrichiens, des Linke allemands, ATTAC, le SEL italien, des députés du PSOE, les Economistes Atterrés.
C'est le sens de l'appel Pour une autre Europe http://www.uneautreeurope.eu/.
 
Un seul pays a donné une large majorité au parti socialiste local. Le chef de l'Etat comme le chef de gouvernement, issus de nos rangs, peuvent compter sur une majorité large à l'Assemblée, courte au Sénat. Ce pays a de plus une taille critique, tant du point de vue économique, politique, culturel que diplomatique.
Vous avez reconnu ce pays: c'est nous, c'est la France.
 
François Hollande porte donc pour ce Conseil tous les espoirs des progressistes européens. Il ne s'agit pas de s'interroger si tel ou tel éditorialiste plus ou moins complice de l'ordre libéral approuverai ce texte ou le jugerai germanophobe, si telle ou telle aile ou courant au sein du parti joue telle ou telle partition, il s'agit de prendre une responsabilité historique pour sauver l'espoir de construire un jour une Europe sociale, démocratique, écologique.
Et je peux vous le dire: tous les Européens convaincus du SPD, du SPÖ, en Espagne, en Italie, regardent ce débat. Tous attendent un signal fort, dans un contexte où le SPD déjà s'est relancé à gauche, se distanciant des réformes Schröder.
 
Le texte de la convention Europe est progressiste. Mais il n'est pas encore assez fort pour entamer un tel rapport de force, du faible au fort, face à tant de conservateurs.
Et nous avons vu que sans un fort vent arrière, François Hollande aura du mal à tenir un tel rapport de force seul.
Il a besoin de nous, ce texte a besoin de nous, tous les socialistes et sociaux-démocrates européens ont besoin de nous.
De plus, toute négociation, surtout dans une stratégie du faible au fort, doit partir d'un point très haut. Nous serons forcés de négocier des compromis. Ne commençons pas déjà par une position de compromis!
 
Chacun des 13 amendements est intéressant.
Il existe cependant trois questions fondamentales qui vont déterminer et le débat sur cet "Instrument de Compétitivité et de Convergence" et le visage de l'Europe des 10 années à venir:
- Le Pacte de stabilité et ses suites, avec la nécessité absolue de sortir d'une politique de consolidation budgétaire qui a échoué pour utiliser tous les instruments prévus par les traités pour relancer l'économie.
L'amendement 4 réclame également la suspension pure et simple du TSCG et de son absurde règle d'or européenne. Il est à noter que de fait ce Pacte est déjà suspendu, comme le démontre les deux ans de délai accordé par la Commission à la France pour atteindre les 3%. Cela va mieux en le disant.
- Le budget européen, et le rôle de la BCE, deux sujets liés, pour remettre et du contrôle démocratique et de la marge de manœuvre politique en situation de crise. Les amendements 8 et 13 sont essentiels ici pour renforcer le texte à un niveau qui permettra plus tard de faire des concessions sans retomber sur des positions à l'évidence conservatrices ou libérales.
- Le Traité de Libre-Echange avec les Etats-Unis, dont le projet d'ouvrir des négociations tombe au plus mauvais moment, alors que l'Europe faible n'y pourra faire prévaloir ses intérêts. Il parait important non pas seulement de le compléter de dispositions sociales et écologiques, cela serait un minimum, mais surtout d'en suspendre la négociation, amendement 10, tant que nous Européens ne seront pas sorti de la crise. Les gros yeux de certains devant les 150 Milliards de croissance à en attendre les rends aveugle que le prix de ces 150 Milliards n'est pas négociable lorsqu'on en a tellement besoin. Mieux vaut se concentrer comment les créer de par nos propres forces, plutôt que de nous vendre.
- L'amendement 13 enfin complète le texte en réunissant chacun de ces trois points, en les réunissant dans un ensemble cohérent.
 
Je vous demande donc d'assumer cette responsabilité européenne. Donnons à ce texte la force qu'il mérite!
Soyons par notre vote les amphétamines dont François Hollande, en négociation, aura besoin pour tenir ce marathon, et surtout pour tenir le rapport de force, ouvert au compromis, mais pas à la synthèse!
 
Amitiés socialistes,
Mathieu Pouydesseau
SPD Berlin
Membre de Forum Demokratische Linke
Mandataire de Maintenant la Gauche pour la Fédération des Français de l'Etranger du PS
Co-Initiateur et Premier Signataire de l'appel "Pour une autre Europe" www.uneautreeurope.eu

vendredi 31 mai 2013

La Convention Europe, l'appel européen Pour une Autre Europe

Notre parti organise le 16 Juin une Convention Europe, qui permettra de présenter et débattre de l'orientation que nous, militantes et militants, cadres, élus, et membres du gouvernement souhaitons donner à la construction Européenne.
Au Conseil National du 13 Avril, auquel j'étais présent invité par la motion, tant Jean-Marc Ayrault qu'Harlem Désir ont donné une feuille de route claire à cette réorientation: le Parti Socialiste, parce qu'il est le principal parti socialiste en situation de gouverner, doit devenir le "fer de lance" de la bataille contre les conservateurs européens.
Nous, à Maintenant la Gauche, acceptons volontiers cette mission. Cela fait des années que nous nous battons contre une construction d'inspiration néo-libérale, et c'est pour cela que nous avons cherché des alliances auprés des autres partis socialistes et sociaux-démocrates européens, pour construire un consensus Pour une Autre Europe dans notre famille politique.
C'est dans cette idée que nous avions rédigé collectivement des textes en vue de la convention. Ces textes sont disponibles sur le site du courant:
http://www.maintenantlagauche.fr/wp-content/uploads/sursauteuropeMaintenantlagauche.pdf

Le Bureau National du 30 Avril décida d'une démarche privilégiant le vote sur amendements sur un texte central plutôt que la mise en débat sur des textes différents conduisant à une synthèse finale.
Ce texte,. à l'origine très offensif vis à vis de la figure de proue des conservateurs européens, leur "fer de lance", Angela Merkel, fut édulcoré suite aux critiques de "Germanophobie" qu'il était supposé receler.
Pourtant, en discutant avec nos amis du SPD, beaucoup me confirmaient que pour eux, c'était clair que la critique était politique, et non nationaliste.
Comme nous nous retrouvions sur la plupart de nos analyses européennes, nous avons eu l'idée de lancer une initiative commune, s'appuyant sur le travail remarquable de nos camarades autrichiens.
Dans le même temps, nous avons proposé à d'autres courants de nous rejoindre pour proposer des amendements au texte central de la convention Europe..
De ce travail sont issus 4 amendements signés par Maintenant la Gauche, les numéros 4,8,10 et 13, dont deux, les numéros 8 et 10 ont été signés aussi par des camarades de la Motion 1, issus de Un Monde d'Avance.
Je vous invite à lire et télécharger les argumentaires de ces 4 amendements sur notre site:
http://www.maintenantlagauche.fr/europe-le-sursaut-cest-urgent-les-4-amendements-presentes-par-maintenant-la-gauche-et-uma/

Le courant Maintenant la Gauche appelle à voter POUR le texte, et sur le bulletin de vote, à voter pour nos 4 amendements.
Je tiens à remercier ici les sections PS de Berlin, Amsterdam, Shanghai et Bangkok qui m'invitèrent à présenter les amendements de notre Motion, en personne ou par Skype.

Parallèlement au lancement de ce débat, notre appel commun aux ailes gauches socialistes et sociale-démocrates autrichiennes, allemandes, italiennes et françaises a été présenté simultanément le 15 Mai à Vienne, Berlin, Paris et Naples.
http://www.maintenantlagauche.fr/les-ailes-gauches-se-federent-en-europe-signez-largement-la-petition-une-autre-europe-est-possible/

http://francais.europa-geht-anders.eu/petition

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/15/la-gauche-du-ps-appelle-a-la-mobilisation-citoyenne-contre-l-austerite-en-europe_3235502_823448.html

J'étais moi-même l'un des présentateurs de l'appel à la conférence de presse berlinoise.
http://www.taz.de/!116331/

Notre appel, dans sa préparation, a été rejoint par ATTAC dans chacun des 4 pays, par les centrales syndicales autrichiennes et allemandes, par Les Economistes Atterrés en France, par les Verts autrichiens et depuis sa publication, certains députés allemands de die Linke (le Front de Gauche allemand).
Nous en sommes déjà à 7000 signatures.

Dans ce contexte, j'ai accepté de venir débattre demain, samedi 01 Juin, à Paris, avec les camarades de Un Monde d'Avance:
http://unmondedavance.eu/colloque-un-monde-davance-de-leurope-en-crise-a-la-crise-de-leurope-quelles-solutions/
Marie-Noëlle Lienemann interviendra également en fin de matinée.

Je serai dans l'après-midi également au débat organisé par la Fédération de Paris en présence de la délégation de la Fédération de Berlin du SPD. J'y aurais le plaisir d'y retrouver Jan Stöß, Président du SPD Berlin, et Premier Signataire de l'Appel Pour une autre Europe!
http://www.ps-paris.org/regards-croises-du-spd-berlin-et-du-ps-paris-sur-l-europe

Le 6 Juin aura lieu le vote sur la convention. Mobilisez autour de vous, faites passer les argumentaires, l'appel Pour une autre Europe, et faites passer ma proposition de participer aux débats de section par Skype, par Email ou par téléphone.

Ensemble, construisons une Europe sociale, démocratique et Ecologique!

Mathieu Pouydesseau
Mandataire Fédéral de Maintenant la Gauche à la FFE
PS Berlin
SPD, membre de Forum Demokratische Linke

dimanche 13 janvier 2013

Le congrès du SPD de Décembre 2012

Merci À Maintenant la Gauche Val d'Oise pour avoir publié ma note de Décembre sur le congrés du SPD, que je commente ici avec une actualisation:Ma note sur le site de Maintenant La Gauche

Steinbrück, le candidat du SPD, a depuis la rentrée réussi à gaffer à deux reprises, et ses liens avec le groupe industriel Thyssen-Krupp sont actuellement aussi objets d'une campagne de presse. Sa popularité s'est effondrée, celle de Merkel a encore augmenter. Le SPD s'erode dans les sondages a 25%, les verts espèrent récupérer les déçus de Steinbrück pour qu'une alternance reste possible, mais l'Union de Merkel, à 42%, peut presque espérer une majorité absolue vue l'emiettement en cours de l'électorat sur des partis qui ne seront pas au Bundestag. FDP, Pirates, extrême-droite et divers représenteraient 12% d'un électorat qui n'aurait pas de députés.
La seule personalité au SPD ayant une chance d'éviter le désastre serait la présidente de la région Rhenanie du Nord- Westphalie, Hannelore Kraft.
J'espère que le SPD aura le courage, avant février, de reconnaître son erreur, et la force de conviction pour obtenir la candidature de Kraft. En effet, elle a toujours refusée toutes les avances en ce sens avant la nomination de Steinbrück.
En attendant, voici le tableau des sondages au 13 Janvier 2013:


InstitutAllensbachEmnidForsaForsch’gr.
Wahlen
GMSInfratest
dimap
Resultats 2009
Source:  www.wahlrecht.de
Date de Publication.19.12.201213.01.201309.01.201311.01.201317.12.201210.01.201327.09.2009
CDU/CSU (Merkel et les catholiques Bavarois)37,5 %41 %42 %42 %40 %41 %33,8 %
SPD30,0 %26 %25 %28 %29 %28 %23,0 %
GRÜNE (Verts)14,0 %14 %15 %13 %14 %14 %10,7 %
FDP (Libéraux, au pouvoir)4,5 %3 %2 %4 %4 %4 %14,6 %
DIE LINKE (La Gauche)6,5 %8 %9 %6 %7 %6 %11,9 %
PIRATEN3,5 %4 %3 %3 %3 %3 %2,0 %
Sonstige4,0 %4 %4 %4 %3 %4 %4,0 %

Note de Décembre:
Allemagne, “le changement à moitié ou entièrement ?”
La séquence politique qui s'est achevé en Allemagne au 9 Décembre a vu les grands partis allemands – Verts, Union de la CDU et de la CSU, SPD – organiser et mettre en scène dans leurs congres l’investiture de leurs candidats aux élections parlementaires de septembre 2013 prochain.
Dans le même temps, la coalition politique soutenant Angela Merkel à la chancellerie a de nouveau montré son absence de cohérence interne – double parfois d’inimitiés personnelles fortes.
Peer Steinbrück, officiellement investi à Hanovre candidat à la Chancellerie pour le SPD, a finalement très bien résume la situation en disant : “Quoi qu’il arrive, il y aura un changement de coalition en septembre prochain. Il s’agit de décider s’il l’on ne la changera qu’à moitie ou entièrement !
1/ Analyse de l’opinion allemande en Décembre 2012
institutsallensbachEmnidForsaForsch'gr.
Wahlen
GMSInfratest
Dimap
Résultats 2009
dates21/11/201209/12/201212/12/201214/12/201222/11/201222/11/201227/09/2009
CDU/CSU37,5%40,0%38,0%40,0%37,0%39,0%33,8%
SPD31,0%31,0%27,0%30,0%26,0%30,0%23,0%
Grüne (Verts)12,5%14,0%14,0%13,0%16,0%14,0%10,7%
FDP (libéraux)4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%14,6%
die Linke                  (Gauche)6,5%7,0%8,0%7,0%8,0%7,0%11,9%
Pirates4,0%3,0%4,0%3,0%4,0%3,0%2,0%
divers4,5%4,0%5,0%3,0%5,0%3,0%4,0%

Tous les instituts de sondage allemands capturent depuis maintenant deux mois les mêmes tendances. Des différences existent dans le chiffrage niveau où se trouvent les différents partis, mais le rapport de force est constant depuis deux mois.
L’Union qui regroupe les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel (CDU) et les catholiques sociaux bavarois (CSU), reste la première force politique allemande. Les sondages la situent entre 37 et 40% des voix, soit 4 à 7 points au dessus de son résultat de 2009.
Cette position de force apparente est cependant relativisée par la disparition du jeu parlementaire de son allie de coalition, les libéraux centristes du FDP. Tous les sondages les estiment en dessous des 5% nécessaires pour rester au parlement, entre 3 et 4% actuellement. C’est une chute de 10 points par rapport aux 14,6% qui les avaient propulse troisième force politique allemande en 2009, à seulement moins de 9 points du SPD.
La coalition gouvernementale, de 48% des suffrages exprimés et qualifiés pour être représentés au Bundestag en 2009, est donc vue par les sondages à un potentiel parlementaire maximal de 40%.
Cette faiblesse du gouvernement Merkel est confirmée par tous les sondages qualitatifs. 69% des Allemands se disent mécontents de la politique suivie par le gouvernement actuel.
Philipp Rösler, ministre de l’économie et leader – bien faible – du FDP, est le ministre le plus impopulaire du gouvernement.
Seul un facteur explique la progression de l’Union dans l’opinion, c’est l’incroyable popularité d’Angela Merkel. Sa cote personnelle reste au plus haut, avec près de 10 points d’avance sur Peer Steinbrück.
Deux facteurs expliquent cette solidité : l’éthique de travail de Merkel est incontestable, et cela a donne de la crédibilité à l’invention de son image de sauveuse et protectrice des intérêts allemands au cœur de la crise européenne, notamment contre des pays du Sud peints comme corrompus et irréformables.
Cette dimension morale est essentielle : Angela Merkel doit son ascension aux scandales de financement illégaux de la CDU à la fin des années 90, qui a d’abord mis fin à la carrière d’Helmut Kohl puis empêché l’ascension des leaders de l’Ouest de la CDU. Le scandale fin 2011 touchant le président de la république allemand Christian Wulff, poussant à sa démission et à l’élection de l’ancien dissident soutenu par le SPD et les Verts Joachim Gauck, a montré combien l’opinion allemande est sourcilleuse sur ce point.
Angela Merkel est d’une éthique personnelle irréprochable. La mystification consiste à faire croire que cette éthique, automatiquement, rend sa conduite du gouvernement aussi morale. C’est d’ailleurs la contradiction profonde qui menace l’union dans une campagne.
2. Le SPD
steinbruck.jpgMalgré le refus massif de la politique gouvernementale, le SPD n’arrive pas à décoller. Certes, tous les sondages l’estime entre 26% et 30%, soit 3 à 7 points de mieux que la déroute historique de 2009. Cependant, cet étiage stagne. Quoi qu’il arrive, scandale au gouvernement, victoires régionales de la gauche, nomination de Steinbrück, les sondages montrent un encéphalogramme plat.
Un observateur du Spiegel l’a formulé ainsi : tout le monde approuve le programme, applaudit des deux mains certains projets, mais personne n’en a envie, n’a de désir pour le SPD.
Le parti vieillit, et a refusée l’adoption de votes élargis pour la base – sans parler des primaires. Les moins de 30 ans s’éloignent, plus tentés par les Verts et les Pirates.
La nomination de Steinbrück répond d’abord à un souci de donner un visage crédible à une plate-forme politique appréciée mais peu attractive. Le pari était de nommer une personnalité forte, clivante, mais très respectée. Il y eut sans doute une sous-estimation de l’ampleur que prit l’affaire de ses ménages en entreprises – revenus de 1,25 millions d’euros en 3 ans.
Cependant, cette crise a révèle au candidat sa vulnérabilité. De plus, le parti, où l’aile gauche n’avait pas ménagé ses critiques politiques, soutint unanimement Peer une fois la campagne de presse lancée. Cela a surpris non seulement beaucoup d’observateurs, mais Peer lui-même.
La leçon qu’il en tira, c’est que sans SPD il ne pouvait gagner, surtout face à une Merkel qui lutterait sans plate-forme politique, sur son nom.
Deux évènements majeurs démontrent le tournant intégratif de Peer :

A. L’adoption du projet de reforme des retraites reprend quasi intégralement les propositions de l’aile gauche, revenant sur une reforme adoptée sous la Grande Coalition, avec Peer Steinbrück comme ministre des Finances.
B. Le discours de congrès de Peer incluait un hommage sincèrement ému au soutien du parti, mais aussi à Andrea Nahles, ex-leader de l’aile gauche, et secrétaire générale du SPD.
Le congrès du 9 Décembre lance une campagne sur deux thèmes :
  • Une écriture positive du projet du SPD sous le titre de la Justice Sociale,
  • Une critique acerbe d’un gouvernement d’une coalition sans vision ni projets, miné par ses contradictions.
Le congrès a été globalement un succès. Au delà du score de 93% des délégués en faveur de Peer, c’est son discours inscrit dans la tradition social-démocrate allemande, très offensif sur la justice, l’égalité homme-femme, le logement, le mariage pour tous, la politique familiale et l’Education, qui a remporté beaucoup de retours positifs dans la presse.
Il est notable que Peer n’a parlé d’Europe que pour critiquer la gestion de la crise désastreuse d’Angela Merkel. Il laisse ce sujet de côté : il est le seul au SPD à ne pas être convaincu par les Eurobonds, et de plus, l’Europe va être l’argument principal de la campagne de Merkel. Il est important pour le SPD non pas d’attaquer frontalement sur ce sujet avec des projets de résolution de la crise actuellement très impopulaires en Allemagne – plus de solidarité, création de minimas sociaux et d’une Europe sociale, gestion solidaire de la dette etc.… L’Europe va être laissée à Merkel – sachant que les Verts vont attaquer fortement sur ce thème, séduisant les électeurs de centre-droit déçus par l’attitude anti-fédérale du FDP.
Peer va construire sa campagne sur des sujets propres au SPD.
L’aile gauche du SPD a même publié des le lendemain un communiqué de presse enthousiaste, avec Hilde Mattheis me disant en marge du congrès : « C’était un discours convenable de Peer. Il nous a suivi sur les retraites, espérons qu’il nous suive aussi sur d’autres points. » Le soutien syndical de Peer Steinbrück est croissant ; son gauchissement, espérons le, persistera aussi après une éventuelle victoire.
Peer a réussi à unir le parti derrière lui. Maintenant, il faut réussir l’élargissement de sa base au delà du parti.
Cela suffira t-il? Cela va dépendre aussi du score des alliés et adversaires de la gauche.
3. Les alliances
Peer Steinbrück l’a dit et répété : avec lui, pas de grande coalition avec Merkel. Mais le parti lui n’exclut rien.
Les alliances naturelles sont cependant à gauche avec les écologistes. Les Verts sont estimés à 14% dans tous les sondages. C’est 3 points de plus qu’en 2009.
Le parti s’était donné une direction compatible pour d’éventuelles alliances avec la CDU, mais la seule tentative régionale a cependant été un échec retentissant. Il semble que l’alliance avec la CDU sert plus le rapport de force avec le SPD qu’autre chose.
Les Linke sortent d’une crise profonde, idéologique et sociale, entrainant une crispation de sa direction. La fixation sur les années Schröder empêche le parti de construire un discours face à la droite et de penser l’Europe de 2012. La faiblesse du parti entraine aussi sa quasi-disparition à l’Ouest, à part dans le fief de Lafontaine en Sarre. Les sondages les situent entre 5 et 7%, loin de leurs 12% de 2009, et à la limite de la participation parlementaire. Une alliance au niveau régional est toujours possible, mais au niveau fédéral difficile.
Les Pirates, nouveaux venus, frôlent avec les 5-6% après un étiage haut à 9%. Inconnus du jeu politique, il est improbable qu’ils participent à une coalition, mais pourraient soutenir une coalition SPD-VERTS minoritaire.
Les stratégies sont donc claires :
  • La CDU-CSU va tout miser sur Merkel, avec deux espoirs: soit obtenir seul la majorité absolue, jouable en obtenant 45 % des suffrages, soit forcer une grande coalition.
  • Le SPD va tout miser sur le programme, Steinbrück devant limiter les dégâts de la popularité personnelle de Merkel, pour espérer un score à 32%, suffisant avec des Verts à 14% pour une majorité.
  • Les Verts ont la partie tactique la plus facile, en vidant ce qui reste de l’électorat societalement avancé des libéraux et en essayant d’éviter d’être débordé par les Pirates.
Mathieu Pouydesseau

lundi 8 octobre 2012

Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »


Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti Socialiste est un parti d’échanges. Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire débat d’idées.
Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.

La motion 3 (« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, a le mérite de poser clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents auxquels nous devons répondre.
Elle aborde par exemple des questions aussi importantes que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.

Cette motion défend également le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes et elle propose la constitution d'un comité permanent de liaison entre tous ces mouvements.
Notre ambition est de construire ce parti actif et combattif qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche de redressement de notre pays.

La motion « Maintenant la Gauche » rassemble un collectif national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus locaux et nationaux-, dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE

Marion BERTHOUD (Rabat), Michaelle CHAUVIN (Tunis), Michel CULLIN Représentant à la Commission d’organisation du congrès, Vienne), Charline JAN (Candidate au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim LAYADI (Algérie), Christophe i (Londres), Mathieu POUYDESSEAU (Candidat au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT (Montréal), Mounir SEIFEDDINE (Beyrouth), Annick TIMMERMANS (Représentante à la Commission d’organisation du congrès, Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI (Tunisie), Mathieu VIEIRA (Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)

dimanche 7 octobre 2012

Motion 3, LA motion écolo du congrès

La motion 3 Maintenant la gauche qui porte en sous-titre «  Le social au cœur, l’écologie en avant » symbolise la synthèse indispensable entre le social, et l’écologie, la prise en compte à la fois de l'urgence et du long terme.


Nos 5 grands engagements pour l’écologie politique

  1. Un pôle public de l’énergie

L’accès à l’énergie est un droit fondamental. Or, il ne peut pas y avoir de politique équitable de l’énergie au service des citoyens si celle-ci est dépendante des lois du marché. Pour garantir l’indépendance énergétique de notre pays, il faut mettre en place un réel service public de l’énergie. C’est ce que propose la motion 3 avec la création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques.
  1. Un service public de l’eau potable

L’eau potable est un bien commun de l’humanité, indispensable à toute forme de vie. L’eau ne doit pas devenir une marchandise. L’accès à l’eau potable doit être garanti aux mêmes conditions sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi la motion 3 souhaite la création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).

  1. La sortie du nucléaire et la transition énergétique

La catastrophe nucléaire de Fukushima est venu rappelée de la pire des manières qu’avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas. La sortie progressive du nucléaire est possible en engageant une réelle mutation de notre modèle énergétique sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent, basés sur l’efficacité et la sobriété énergétique. Ils doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.

  1. La fiscalité écologique

Une contribution climat/énergie sur les émissions de tous les gaz à effet de serre est indispensable pour promouvoir un changement de comportements des citoyens tout en limitant les nuisances causées par les gros consommateurs. En outre, une telle contribution pourrait ainsi à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.

  1. Non à l’exploitation des gaz et huiles de schistes

L’exploitation des gaz et pétroles de schistes, énergies fortement émettrice de GES, ne peut participer à la transition énergétique. Qu’il s’agisse de la fracturation hydraulique ou de toute autre technique d’extraction, l’exploitation des gaz de schistes est synonyme de dommages environnementaux irréversibles que nous refusons.
 

vendredi 5 octobre 2012

30 Propositions de la Motion 3



REFUSER L'AUSTÉRITÉ


1. Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux : l'austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche toute relance.
2. Refuser la ratification du traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle prête aux banques, processus de convergence sociale dans l'objectif d'un SMIC européen, harmonisation fiscale, doter le budget communautaire d'une réelle capacité d'intervention avec des ressources propres, développer une politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables). Établir le Juste Échange européen par l'établissement d'une véritable politique tarifaire aux frontières de l'Union fondée sur le respect des normes sociales et environnementales.
3. Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous proposons l'élection d'une constituante pour poser les bases de cette Europe démocratique.
REDISTRIBUER LES RICHESSES
4. Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et augmenter fortement le SMIC si elle ne débouche pas. Le gouvernement doit stimuler et encadrer les négociations annuelles obligatoires sur les salaires. Fixer un revenu maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants d'entreprises publiques. Aboutir enfin à l’égalité salariale hommes-femmes.
5. Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.
6. Création d'une allocation autonomie pour les jeunes en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources propres du jeune et de son lieu de formation).
7. Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus (salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale, protecteur des tentations de dumping.
8. Une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les GES des produits et des transports (taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.
L'ÉCOLOGIE POLITIQUE
9. Création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques. Création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).
10. Sortir progressivement du nucléaire et engager une réelle mutation de notre modèle énergétique et la rupture avec le tout nucléaire, sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent et doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.
11. Interdiction définitive de l'exploitation des hydrocarbures de schistes qui représente une perpétuation artificielle de notre dépendance aux énergies fossiles, avec un risque écologique supplémentaire.
L'ÉTAT STRATÈGE
12. Donner une boussole à la BPI : aider les entreprises sous forme de capital plutôt que de prêts, autoriser des nationalisations temporaires pour réorienter et dynamiser des secteurs industriels stratégiques ou vulnérables aux prédateurs. Nationaliser temporairement les aciéries de Florange pour engager le maintien et la restructuration de la filière acier en France.
13. Le fonds public de reconversion devrait soutenir les poursuites d'activités menacées de délocalisation dans le cadre d'entreprises socialisées (publiques, SCOP, SCIC), comme la création d’entreprises coopératives locales ou bien encore la reprise en coopérative de nombreuses PME.
14. Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par la loi) et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des entreprises de plus de 20 salariés)
L'ÉGALITÉ RÉELLE
15. Mettre en Place vite les politiques de lutte contre toute forme de discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales et certains emplois de la fonction publique.
16. Refonder l'école publique : recruter et former de nouveaux enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle », pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une formation efficace de tous les enseignants.
17. Garantir l'université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et assurer le financement public des universités par l’État. Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des contraintes économiques de court-termisme.
18. Faire du logement une priorité : La taxe sur les transactions immobilières élevées doit financer le mouvement HLM. Il est urgent de doubler le plafond du livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l'effort logement de l'objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative universelle.
19. Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et psychiatrie sur tout le territoire.
20. Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire : rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la santé.
21. Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens police/justice pour faire appliquer le droit partout.
22. Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités territoriales. Redonner des moyens aux collectivités, organiser une autre déconcentration, nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national sur l’autonomie financière des collectivités, mais aussi sur le renforcement des péréquations entre les territoires.
LA VIème RÉPUBLIQUE
23. Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.
24. Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local (indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de la limitation du cumul des mandats.
UNE AUTRE MONDIALISATION
25. Agir sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources pétrolières.
26. Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts, aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés locaux.
27. Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.
RASSEMBLER LA GAUCHE & LES ÉCOLOGISTES,
RÉNOVER LE PS
28. Créer un comité permanent des partis de gauche et des écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une « université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en profitant de la préparation des élections municipales pour l'impulser.
29. Un parti combattif : nous populariserons d'autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons deux conventions nationales : une sur l'Europe (oct. 2013) en amont de l'élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution.
30. Dans notre Parti, nous proposons de créer une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec des programmes théoriques et pratiques.
http://www.maintenantlagauche.fr/

Mathieu Pouydesseau soutient la Motion 3 Maintenant la Gauche


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Chéres et chers camarades,

Après avoir été mandataire de la contribution "Réaliser le Changement" - dont j'avais organisé le soutien par 23 députés issus de la gauche du SPD ayant voté NON au TSCG au Bundestag en Juin dernier - et été aussi signataire de la contribution "Le Temps de la Gauche", j'ai participé aux débats de rentrée du courant "Un Monde d'Avance" à Paris, en cette fin de semaine.

En discutant avec nombre des 400 militantes et militants présents, dont la majorité souhaitai voter pour la Motion 3, avec les dirigeants du courant ayant fait le choix de rejoindre la Motion 1 dite "majoritaire" (comment une majorité peut-elle exister avant même un vote?), en lisant et relisant les textes proposés, j'ai finalement décidé de signer la Motion "Maintenant la Gauche", dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, l'organisateur des Universités d'été de notre parti à La Rochelle, synthèse des contributions "Le Temps de la Gauche", Utopia, et du texte porté par Gérard Filoche.

Je suis en accord avec toute la Motion 3, pas seulement sur les chapitres principaux, mais sur chaque mot, chaque virgule, chaque espace!

Les signataires de la Motion 3 issus d'UMA veulent approfondir le travail engagé avec Forum DL21 (l'aile gauche du SPD allemand) et l'élargir à un forum de toutes les gauches européennes. Les signataires, issus de UMA ou d'Utopia, sont tous fondamentalement engagés dans le mouvement social et ne cherchent rien pour eux-mêmes. C'est un travail de conviction pour maintenir des éléments essentiels de doctrine et porter un dialogue au sein d'un congrès sinon aseptisé.

Je rappelle que la Motion 3 prends position très clairement contre le nucléaire, pour la transition énergétique, pour une politique d'investissement contre-cyclique, pour une réflexion sur les modes de vie et d'organisation sociale allant au delà du modèle du producteur-consommateur.

Je vous invite à la rejoindre. Elle est la plus proche de la contribution initiale Réaliser le changement, et la plus encline à fédérer un vote de militants issus d'UMA et d'Utopia refusant le couvercle majoritaire sur le débat et le parti.
J'ajoute encore un point: la décision de EELV de voter contre le TSCG démontre que le renversement idéologique en cours s'élargit. Autant donner un bon signal avec cette motion qui au coeur de sa problématique a placé le refus du TSCG et de la règle d'or, dans une démarche d'alliance avec les partenaires de la social-démocratie européenne.

L'esprit de ma signature est de porter le débat dans ce congrès, de maintenir l'étincelle d'un dialogue nécessaire entre les composantes idéologiques de notre parti, et permettre à celui-ci de conserver un rôle d'inspirateur et d'aiguillon de rassemblements futurs plus larges, alors que les rapports de force décisifs se jouent aux Parlements et au gouvernement.

La Motion "Maintenant la Gauche" s'inscrit pleinement dans le projet présidentiel de François Hollande, tel que présenté à son discours fondateur du Bourget, en approfondissant notre message et notre ambition, pour conserver la perspective à 5 ans dont nous avons besoin, en rappelant que notre cap ne peut être la rigueur, mais bien le tournant de la Relance, avec la refondation de l'Europe vers une Europe Fédérale.
Je souhaite également porter ce débat au sein de la FFE. Je me réjouirai - si vous faites confiance à la Motion Maintenant la Gauche - de votre vote en ma faveur au Conseil Fédéral. Il existe des thémes propres à la FFE que je défendrai dans cette période. Beaucoup de ces thèmes sont connus. Il est à mon avis nécessaire qu'ils existent au CF - et éventuellement au BF.

Tout le monde le sait: il est plus facile d'arriver au sommet que de s'y maintenir, on peut aussi gagner un Grand Chelem sans s'en rendre compte, en gagner un deuxième est bien plus dur! Et nos succés de 2012 ne doivent pas être une raison de s'autocongratuler satisfait, mais bien de définir une ambition bien plus forte que l'amélioration d'une représentation politique qui - convenons en toutes et tous - ne changera RIEN aux préoccupations quotidiennes de nos compatriotes à l'Etranger.

Amitiés socialistes,
Mathieu Pouydesseau
Section de Berlin

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