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dimanche 29 mars 2015

Maintenant la Gauche analyse les départementales

imageLes résultats des élections départementales, après l’échec des municipales, exige de l’exécutif, du PS et de la gauche lucidité et sursaut. On ne saurait trouver des alibis pour atténuer la gravité de la situation, l’ampleur de la défaite et l’exigence de changement de cap.
Sur le terrain politique, comme sur le plan économique, il serait dramatique d’attendre sans réagir, au motif qu’un frémissement de certains indicateurs macro-économiques règlerait les graves problèmes qu’il nous faut surmonter.
Constater la désunion de la gauche et des écologistes en cherchant des boucs émissaires ne peut qu’accentuer les divisions. Alors même qu’il revient au PS, principal parti de la gauche et au Président de la République, élu grâce ã la mobilisation des électeurs de toutes ces forces, de proposer une stratégie et un contenu au rassemblement sans lequel aucune victoire n’est envisageable en 2017.
Après avoir appelé au rassemblement avant les élections et avec insistance entre les deux tours, il n’est pas possible, une fois les élections passées, de continuer comme si de rien n’était. C’est une question d’éthique politique mais aussi d’efficacité.
Le poids du Front national, même s’il ne se concrétise pas par la conquête de départements, est très alarmant. Le nécessaire combat moral et idéologique ne sera pas suffisant pour réduire le poids du FN.
Il est indispensable d’entreprendre la reconquête des couches populaires, de plus en plus nombreuses à ne plus voter et à ne plus voter à gauche ; Plus que d’autres, elles ont besoin d’une politique qui place la justice sociale, la relance du pouvoir d’achat et la création d’emplois au premier plan. Elles attendent des mesures immédiates et des perspectives d’avenir.
Le temps n’est pas aux calculs opportunistes, ni aux demi-mesures. De façon continue, « Maintenant la gauche » a fait des propositions, concrètes, sérieuses, qui pourraient servir de base à la discussion d’une plateforme de sursaut économique, social et républicain rassemblant toute la gauche et les écologistes.
Les socialistes ne peuvent plus attendre encore une fois un rebond venu d’ailleurs, ni se résigner à la défaite. Le temps presse désormais.
Emmanuel Maurel
 

mercredi 11 mars 2015

Le Parti Socialiste est-il toujours le Parti de la Laïcité et de l'Ecole Publique?

Il y a un vrai débat, fondamental, sur la laïcité, au sein du Parti Socialiste, et qui porte aussi sur l'Ecole Publique.
C'est un débat bien plus important qu'on ne le croit: le basculement du PS dans le tournant de la rigueur en Juillet 1983 ne fut pas un choix politique organisé sur un débat économique. Mauroy ne tombe pas à cause du déficit extérieur ou de l'inflation, mais bien parce que Mitterrand le lâche en pleine querelle de l'école publique.
Ce débat n'épouse pas les différences sur la politique économique.
Le Parti radical de Gauche, partie prenante de la politique économique actuelle, accuse le Parti Socialiste aujourd'hui de trahir la laïcité.
Il démontre cependant qu'une petite clique, sur la politique économique comme sur la politique sociale, tourne le dos aux combats historiques du Parti Socialiste et de la gauche, remettant en cause même le ciment de l'union d'autrefois entre républicains et socialistes, entre Radicaux, SFIO et Parti Communiste.
Que cette clique souhaite une alliance avec les croyants du Centre, avec l'UDI de Habib Meyer!, n'est donc pas une surprise.
Sur ce sujet, la contribution déposée par JCC Cambadelis et celle de Maintenant la gauche sont très proches, rappelant la nécessité de supprimer le délit de blasphème y compris en territoire concordataire, et en reconnaissant l'importance de la charte de la laïcité.
Il y a là de nouveau une dérive idéologique à l'œuvre, de la part de ceux qui, sur les questions économiques, sociales, et donc maintenant politiques, ne sortent jamais du bois et ne déposent pas de contribution. Ils s'abritent derrière les autres, signant la contribution "laicarde" de Cambadelis, mais mettant en œuvre une autre politique.
Que les camarades, sincèrement convaincus de la nécessité du combat laïc, évitent de se retrouver dans le même texte que ceux qui attaquent l'école publique et l'idée laïque pour la dévoyer en œcuménisme bon teint,  fassent donc un choix clair.
Rejoignez les contributions authentiquement laïques, mais surtout celles dont les équipes le resteront après le congrès.
Pourquoi ce message? Je vais traiter du fond:
Cette semaine, la presse rends compte que le ministre de l'Intérieur a repris lors du conseil des ministres du 25 février des propositions d'un texte de travail du parti non encore débattu ni approuvé par le Bureau National, notamment sur les écoles privées:
 «Le gouvernement veillera à ce que l'enseignement privé confessionnel musulman puisse se développer dans le respect des principes républicains. Des instructions seront adressées aux préfets et aux recteurs afin qu'ils fassent pleinement usage de leurs prérogatives de contrôle», avait annoncé le ministre.
Le Parti socialiste, s'en était aussitôt félicité dans un communiqué, proposant de " développer les établissements scolaires privés sous contrat", que le secrétaire national à la laïcité Dutheil signa de noms de parlementaires profondément opposés au contenu de ce texte.
«Je n'ai jamais lu ce texte et je n'en partage pas les options. Je n'y ai pas été associé, pas plus que mes collègues dont le nom est mentionné», déplore Emmanuel Maurel, eurodéputé et animateur de la contribution «Maintenant la gauche». L'élu socialiste regrette que le texte n'ait pas été discuté en bureau national. «J'ai appelé Laurent Dutheil, l'auteur du texte, pour lui en faire part, et j'ai adressé un courrier. Il m'a dit qu'il avait inscrit nos noms parce que nous faisions partie du groupe de travail», détaille au Scan l'un des leaders de l'aile gauche du PS, qui s'offusque d'être associé à un texte qui promeut le développement des écoles confessionnelles."
Dutheil a ajouté à son texte des signataires qui n'ont jamais lu ou approuvé ce texte tel quel, qui sont en profond désaccord. Manigance minable de préparation de congrès.
On l'a entrevu à la réunion des secrétaires de section du 1 Février dernier: les secrétaires de section ont applaudi des conceptions profondément opposées de la laïcité. L'exercice de clarté est à faire.
Certains, dont je suis, ont défendu l'idée républicaine, universelle, qui voit dans la citoyenneté une émancipation permettant le choix, de croire, de pas croire, de changer de foi, de ne pas être défini par son origine ou la religion de ses parents, dans laquelle l'ordre républicain ne s'occupe pas des églises en dehors de la loi commune, et où la tolérance d'un enseignement confessionnel, arraché par des rapports de force politiques et dans la rue par les mêmes qui aujourd'hui manifestent contre le mariage pour tous, justifie la contrainte du conventionnement, mais où cet enseignement confessionnel n'est que toléré.
L'objectif reste, si les rapports de force le permettent, de revenir à une réforme à la Savary, de réduire le financement de l'enseignement confessionnel, de mettre fin, un jour lointain, au conventionnement en absorbant les écoles privées. Qu'une initiation à l'éthique et un enseignement religieux soit proposé en option n'est pas contradictoire: il ne s'agit pas de gommer la religion et la question de la foi, mais d'émanciper le citoyen de la pression sociale, familiale et culturelle, au nom de la liberté de conscience.
D'autres ont défendu l'idée d'un ordre républicain qui conforte les communautés, qui assure la tolérance d'un sécularisme œcuménique. Toutes les religions se valent, et l'Etat les mets toutes sur un même plan, comme acteurs légitimes d'un dialogue politique, organisant avec les églises une partie de l'enseignement, complémentaire à l'enseignement public, et tout aussi légitime que lui. Dans cette vision, les chefs d'Etat et de gouvernement aident les églises à s'organiser et à être représentée comme acteurs spécifiques, plus légitimes que d'autres. Dans cette vision, l'individu est ramené à sa communauté - il y a un vote juif, un vote musulman, un vote antillais, un vote catholique social, un vote calviniste de gauche. dans cette vision, il y a une confusion entre laïcité et sécularisme.
C'est la vision que porte Manuel Valls dans ses discours, que porte le rapport Dutheil au sein du PS.
Pour moi, cette conception réduit toujours l'individu à son origine, à sa religion, et l'y enferme. Comme le disait une camarade le 1 Février "toujours on me renvois à mon arabité, alors que je suis citoyenne française."
On serait "musulman", "juif", "immigré", "beur", "de souche" (ce qui veut dire blanc et chrétien) avant d'être "citoyen" et "Français".
Surtout, comment sortir de ces communautés?
Qui aidera la femme émancipée à sortir de l'oppression catholique ou islamique, qui aidera le citoyen LGBT à échapper à la répression de communautés conservatrices? Qui fait le travail d'émancipation, si l'école publique est supplétive des écoles confessionnelles, si l'Etat organise l'enfermement des individus dans leurs communautés?
Dans une société bâtie sur la tolérance d'un sécularisme œcuménique les athées ont des problèmes. Car leur existence n'est pas reconnue. Car être athée, ce n'est pas être membre d'une communauté. C'est un choix individuel, libre.
Et qui garantit que l'apostat, celui qui change de religion, celle qui souhaite épouser dans une autre communauté, ne soient pas victimes de l'oppression sociale, si l'Etat conforte ainsi les religions et leurs églises ?
Il n'est peut-être pas si ironique, de la part de l'histoire, alors que c'est Laurent Fabius qui succéda à Pierre Mauroy après la bataille perdue de l'Education, permettant à Jack Lang, successeur de Alain Savary, de créer une relation symbiotique entre enseignement confessionnel et Education nationale, que ce soit Bertrand Cazeneuve, ministre fabiusien de l'Intérieur, qui inscrive dans les projets du ministére l'organisation de l'enseignement confessionnel musulman. C'est la boucle bouclée d'une certaine gauche, qui se manqua en 2005 en soutenant par opportunisme le non au traité de Lisbonne (Valls, Fabius, Cazeneuve), mais qui sur des sujets essentiels, est dans une logique d'abandon.
Pour moi, la laicité, c'est ce qu'explique si bien le texte de Maintenant la Gauche: http://www.maintenantlagauche.fr/signer-la-contribution-generale-de-maintenant-la-gauche/
"La République laïque est là pour garantir à tous les Français la liberté de conscience, celle de croire ou de ne pas croire. Elle doit d'abord promouvoir les valeurs fondamentales qui nous rassemblent, apprendre à distinguer ce qui relève du savoir et ce qui relève de la croyance.
 La République et ses représentants doivent restaurer chez chacun de nos concitoyens la fierté d'en être membre. La République ne reconnaît pas les communautés religieuses comme intermédiaires avec les citoyens, et elle doit être capable de rappeler à l'ordre ceux de ses élus locaux qui instrumentalisent et entretiennent les communautarismes à des fins de contrôle social ou électoral.
 En République, le blasphème n’existe pas. On ne peut pas accepter l’idée qu’il soit interdit de critiquer ou moquer des convictions quelles qu'elles soient (religieuses ou politiques).
 Il est essentiel de rappeler à tous que la liberté d’expression n’autorise pas à déroger de la loi en particulier celle contre le racisme et l’antisémitisme.
 La laïcité n’est pas une succession d’interdits. Elle a, au contraire, une vocation libératrice, émancipatrice et elle rend possible non seulement le vivre ensemble, mais la construction d’un projet commun.
 Notre pays doit garantir la liberté de culte et les moyens de l’exercer dans le respect strict de la loi de 1905 que nous ne voulons pas modifier. De nombreuses initiatives peuvent être prises pour permettre une pratique religieuse libérée des influences étrangères ou contraires aux principes de la République.
 Le combat laïque a besoin de l’implication de tous, et en premier lieu de nos institutions.
 Les événements récents et en particulier certains comportements constatés dans les établissements scolaires en marge de la minute de silence en mémoire des victimes de l'attentat de Charlie Hebdo sont inquiétants. Mais, au-delà, cela a mis en lumière le désarroi de nombreux enseignants face à des discours intellectuellement violents de beaucoup de jeunes gens, eux-mêmes en pleine confusion, sous l'influence parfois des entourages, mais aussi des discours complotistes ou radicaux que l'on trouve facilement sur internet et les réseaux sociaux.
 Un travail d'éducation civique et républicaine est à réinventer et mener sur un temps long et nos enseignants doivent être armés pour réussir. Le gouvernement manifeste sa volonté de relever ces défis nous devons le soutenir dans cette détermination. Il faudra agir dans tous les lieux éducatifs, et même dans la formation professionnelle pour mieux faire comprendre et partager cette valeur. C’est au sein de tous les services publics qu’il faut que salariés, dirigeants, usagers soient au clair sur la façon de la faire vivre.
 Les chartes de la laïcité doivent être systématiquement établies en faisant appel à la participation de tous ceux qui doivent la mettre en œuvre.
 La laïcité prend aussi appui sur l’analyse rationnelle et critique du monde. Elle combat tous les obscurantismes. Quand on voit monter le dogmatisme des créationnistes aux USA, le négationnisme historique, la contestation de la science ou des droits des femmes (dans plus d’une religion), on mesure que la laïcité doit faire face à des idéologies qui la combattent avec force et qu’elle ne s’imposera pas comme une évidence. La mobilisation du 11 Janvier est très importante et il nous faut la prolonger."

jeudi 5 février 2015

Le sursaut Républicain, un coup de jeune pour le socialisme

Le texte intégral de la contribution générale "Le sursaut Républicain, un coup de jeune pour le socialisme" (Maintenant la Gauche) est maintenant disponible.
http://fr.scribd.com/doc/254786531/Contribution-generale-de-Maintenant-La-Gauche-au-Congres-de-Poitiers
Nous défendons une vision volontariste de l'action politique, inscrite dans un union des gauches européennes, porteuse de rapports de force, et ancrée dans les valeurs républicaines. Nous n'acceptons pas qu'un rapport d'expert, fondé sur des théories économiques orthodoxes et libérales, se substitue à la réflexion collective du parti pour devenir la nouvelle feuille de route, sans débat ni cohérence, et depuis 2012, sans résultats à part la montée du Front National.
En voici la table des matières:
I. Les conditions du sursaut
1) Redonner du sens et de la force à la souveraineté populaire
2) Le sursaut républicain implique la rupture avec les politiques d’austérité
3) Le sursaut républicain passe par la réduction des inégalités.
4) Le sursaut républicain, c’est faire avancer les droits des travailleurs
5) La république qui protège : garantir les droits fondamentaux
6) La République qui émancipe : partager les savoirs
7) Un regard lucide sur le monde
8) L’éco-socialisme est l’avenir, pour la planète et pour la gauche
II. Un parti socialiste acteur du sursaut
1) Faire vivre un parti socialiste utile et sûr de lui
2) Engager la rénovation de la gauche Européenne
3) 15 propositions pour la renaissance du PS
4) Le congrès de Poitiers ne sera pas un congrès comme les autres

Dans la parti rénovation du Parti, je vous propose notamment la réflexion sur le point numéro 5 issu d'un de mes amendements, qui fait la synthèse d'une réflexion plus profonde, et qui fut aussi abordé pendant les réunions de samedi dernier à Paris de la FFE:
"La fédération des français de l’étranger est une richesse méconnue du Parti qui doit davantage solliciter l’expertise de ses militants. Si ses militants le souhaitent, nous pourrions créer une fédération des français en Union Européenne et une fédération des français hors de l’UE, permettant un travail spécifique du secrétariat national à l’Europe avec l’une et à l’international avec l’autre."

Voici une revendication que je porte depuis longtemps reprise par cette contribution générale:
" Si les socialistes européens veulent sortir de l’impasse politique, il est urgent d’engager un dialogue structurel avec les nouvelles forces de gauche ou celles qui ont su se renouveler alors que nous n’arrivions pas à le faire.
Nous devons mettre fin au « compromis historique » avec les anciens démocrates-chrétiens, devenus conservateurs. Nous devons nous rapprocher du Parti de la Gauche européenne, et des Écologistes. Seule cette option nous permet de rendre crédible la perspective d’une alternative politique européenne.
Nous devons révolutionner le PSE qui n’est pas à la hauteur des enjeux ; le PS français doit assumer de porter les débats que les sociaux-démocrates n’osent pas affronter. Les militants doivent être convoqués pour se prononcer sur l’orientation politique du PSE et ses dirigeants."


Mathieu Pouydesseau
BF, CF, mandataire Fédéral

vendredi 14 juin 2013

Lettre Ouverte à Martin Schulz à l'occasion de sa venue au Forum des Progressistes du PS

Dear Martin, Lieber Martin, Cher Martin,
 
Militant au sein du PSE, membre du SPD et du Parti Socialiste français, co-initiateur et Premier Signataire de l' appel "Europa geht Anders", www.uneautreeurope.eu, je suis également depuis 13 ans chef d'entreprise en informatique en Allemagne.
J'ai travaillé pour des startups berlinoise, un grand groupe informatique américain, où j'ai eu des responsabilités stratégiques pour EMEA ainsi que pour un groupe certes Japonais, mais produisant en Allemagne, dirigeant une filiale commerciale sur le marché germanophone DACH, contre la concurrence des produits chinois et américains.
 
Cher Martin, Dear Martin, Lieber Martin,
Commercial, je sais une chose importante: on ne commence pas une négociation lorsqu'on est soi même en position de faiblesse. Il n'y a pas besoin d'avoir lu Sun Tze pour savoir qu'on engage uniquement les batailles que l'on peut gagner. La négociation Win-Win (gagnant-gagnant) suppose des acteurs à même hauteur d'yeux. En cas de déséquilibre, le plus faible doit mettre une stratégie du faible au fort en place qui suppose de pouvoir sortir à tout moment de la négociation. Il doit pouvoir commencer très haut l'exigence des négociations. Il doit se faire plus fort qu'il n'est.
L'Europe, comme tu le sais, comme tu l'as si souvent dit devant nous aux congrès du PSE où nous nous sommes déjà rencontré, est profondément affaiblie par les politiques désastreuses de gestion de la crise conduites par les conservateurs européens.
Nous en sommes à deux ans de récession. Le chômage des jeunes est dramatique. Les reculs sociaux et démocratiques ont en eux le ferment de nouveaux extrémismes.
Même l'Allemagne est touchée, évitant de justesse la récession au premier trimestre, révisant ses prévisions de croissance à un maigre 0,1% selon la Deutsche Bank.
 
Cher Martin, Dear Martin, Lieber Martin,
L'Europe n'aborde pas ces négociations unies. La France, seul Grand pays de l'Union dirigée par un gouvernement membre du PSE sans avoir besoin de partenaires de coalition, menace de mettre un veto pour des raisons légitimes mais insuffisantes.
De nombreux Atlantistes confondent malheureusement négociations commerciales et démonstration d'amitié politique, et seront prêts, à ce titre, à affaiblir les négociateurs de l'intérieur. Enfin, les intérêts de nos économies, de nos systèmes sociaux, divergent radicalement déjà au sein de l'Union.
Pourquoi le PSE devrait-il soutenir une négociation sur le Libre-Echange avec les Etats-Unis mettant en danger des acquis sociaux, des règles sanitaires et alimentaires, une économie de la culture, une régulation différente de la bio-éthique et de la génétique industrielle, et des emplois en Europe? Alors que l'Europe sur ces sujets n'est elle-même pas encore unie?
 
Mon experience professionnelle me le confirme, cher Martin, Lieber Martin, Dear Martin.
Un accord Win-Win sur ces bases est impossible.
 
Alors, les conditions sociales n'étant pas réunies, le rapport de force défavorable, nos positions divisées, ne nous laissons pas aveugler par la promesse chimérique d'emplois que recelerait un tel accord.
 
Les temps ne sont pas mûrs pour une telle négociation.
 
Ne l'engageons pas!

vendredi 31 mai 2013

La Convention Europe, l'appel européen Pour une Autre Europe

Notre parti organise le 16 Juin une Convention Europe, qui permettra de présenter et débattre de l'orientation que nous, militantes et militants, cadres, élus, et membres du gouvernement souhaitons donner à la construction Européenne.
Au Conseil National du 13 Avril, auquel j'étais présent invité par la motion, tant Jean-Marc Ayrault qu'Harlem Désir ont donné une feuille de route claire à cette réorientation: le Parti Socialiste, parce qu'il est le principal parti socialiste en situation de gouverner, doit devenir le "fer de lance" de la bataille contre les conservateurs européens.
Nous, à Maintenant la Gauche, acceptons volontiers cette mission. Cela fait des années que nous nous battons contre une construction d'inspiration néo-libérale, et c'est pour cela que nous avons cherché des alliances auprés des autres partis socialistes et sociaux-démocrates européens, pour construire un consensus Pour une Autre Europe dans notre famille politique.
C'est dans cette idée que nous avions rédigé collectivement des textes en vue de la convention. Ces textes sont disponibles sur le site du courant:
http://www.maintenantlagauche.fr/wp-content/uploads/sursauteuropeMaintenantlagauche.pdf

Le Bureau National du 30 Avril décida d'une démarche privilégiant le vote sur amendements sur un texte central plutôt que la mise en débat sur des textes différents conduisant à une synthèse finale.
Ce texte,. à l'origine très offensif vis à vis de la figure de proue des conservateurs européens, leur "fer de lance", Angela Merkel, fut édulcoré suite aux critiques de "Germanophobie" qu'il était supposé receler.
Pourtant, en discutant avec nos amis du SPD, beaucoup me confirmaient que pour eux, c'était clair que la critique était politique, et non nationaliste.
Comme nous nous retrouvions sur la plupart de nos analyses européennes, nous avons eu l'idée de lancer une initiative commune, s'appuyant sur le travail remarquable de nos camarades autrichiens.
Dans le même temps, nous avons proposé à d'autres courants de nous rejoindre pour proposer des amendements au texte central de la convention Europe..
De ce travail sont issus 4 amendements signés par Maintenant la Gauche, les numéros 4,8,10 et 13, dont deux, les numéros 8 et 10 ont été signés aussi par des camarades de la Motion 1, issus de Un Monde d'Avance.
Je vous invite à lire et télécharger les argumentaires de ces 4 amendements sur notre site:
http://www.maintenantlagauche.fr/europe-le-sursaut-cest-urgent-les-4-amendements-presentes-par-maintenant-la-gauche-et-uma/

Le courant Maintenant la Gauche appelle à voter POUR le texte, et sur le bulletin de vote, à voter pour nos 4 amendements.
Je tiens à remercier ici les sections PS de Berlin, Amsterdam, Shanghai et Bangkok qui m'invitèrent à présenter les amendements de notre Motion, en personne ou par Skype.

Parallèlement au lancement de ce débat, notre appel commun aux ailes gauches socialistes et sociale-démocrates autrichiennes, allemandes, italiennes et françaises a été présenté simultanément le 15 Mai à Vienne, Berlin, Paris et Naples.
http://www.maintenantlagauche.fr/les-ailes-gauches-se-federent-en-europe-signez-largement-la-petition-une-autre-europe-est-possible/

http://francais.europa-geht-anders.eu/petition

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/15/la-gauche-du-ps-appelle-a-la-mobilisation-citoyenne-contre-l-austerite-en-europe_3235502_823448.html

J'étais moi-même l'un des présentateurs de l'appel à la conférence de presse berlinoise.
http://www.taz.de/!116331/

Notre appel, dans sa préparation, a été rejoint par ATTAC dans chacun des 4 pays, par les centrales syndicales autrichiennes et allemandes, par Les Economistes Atterrés en France, par les Verts autrichiens et depuis sa publication, certains députés allemands de die Linke (le Front de Gauche allemand).
Nous en sommes déjà à 7000 signatures.

Dans ce contexte, j'ai accepté de venir débattre demain, samedi 01 Juin, à Paris, avec les camarades de Un Monde d'Avance:
http://unmondedavance.eu/colloque-un-monde-davance-de-leurope-en-crise-a-la-crise-de-leurope-quelles-solutions/
Marie-Noëlle Lienemann interviendra également en fin de matinée.

Je serai dans l'après-midi également au débat organisé par la Fédération de Paris en présence de la délégation de la Fédération de Berlin du SPD. J'y aurais le plaisir d'y retrouver Jan Stöß, Président du SPD Berlin, et Premier Signataire de l'Appel Pour une autre Europe!
http://www.ps-paris.org/regards-croises-du-spd-berlin-et-du-ps-paris-sur-l-europe

Le 6 Juin aura lieu le vote sur la convention. Mobilisez autour de vous, faites passer les argumentaires, l'appel Pour une autre Europe, et faites passer ma proposition de participer aux débats de section par Skype, par Email ou par téléphone.

Ensemble, construisons une Europe sociale, démocratique et Ecologique!

Mathieu Pouydesseau
Mandataire Fédéral de Maintenant la Gauche à la FFE
PS Berlin
SPD, membre de Forum Demokratische Linke

dimanche 13 janvier 2013

Le congrès du SPD de Décembre 2012

Merci À Maintenant la Gauche Val d'Oise pour avoir publié ma note de Décembre sur le congrés du SPD, que je commente ici avec une actualisation:Ma note sur le site de Maintenant La Gauche

Steinbrück, le candidat du SPD, a depuis la rentrée réussi à gaffer à deux reprises, et ses liens avec le groupe industriel Thyssen-Krupp sont actuellement aussi objets d'une campagne de presse. Sa popularité s'est effondrée, celle de Merkel a encore augmenter. Le SPD s'erode dans les sondages a 25%, les verts espèrent récupérer les déçus de Steinbrück pour qu'une alternance reste possible, mais l'Union de Merkel, à 42%, peut presque espérer une majorité absolue vue l'emiettement en cours de l'électorat sur des partis qui ne seront pas au Bundestag. FDP, Pirates, extrême-droite et divers représenteraient 12% d'un électorat qui n'aurait pas de députés.
La seule personalité au SPD ayant une chance d'éviter le désastre serait la présidente de la région Rhenanie du Nord- Westphalie, Hannelore Kraft.
J'espère que le SPD aura le courage, avant février, de reconnaître son erreur, et la force de conviction pour obtenir la candidature de Kraft. En effet, elle a toujours refusée toutes les avances en ce sens avant la nomination de Steinbrück.
En attendant, voici le tableau des sondages au 13 Janvier 2013:


InstitutAllensbachEmnidForsaForsch’gr.
Wahlen
GMSInfratest
dimap
Resultats 2009
Source:  www.wahlrecht.de
Date de Publication.19.12.201213.01.201309.01.201311.01.201317.12.201210.01.201327.09.2009
CDU/CSU (Merkel et les catholiques Bavarois)37,5 %41 %42 %42 %40 %41 %33,8 %
SPD30,0 %26 %25 %28 %29 %28 %23,0 %
GRÜNE (Verts)14,0 %14 %15 %13 %14 %14 %10,7 %
FDP (Libéraux, au pouvoir)4,5 %3 %2 %4 %4 %4 %14,6 %
DIE LINKE (La Gauche)6,5 %8 %9 %6 %7 %6 %11,9 %
PIRATEN3,5 %4 %3 %3 %3 %3 %2,0 %
Sonstige4,0 %4 %4 %4 %3 %4 %4,0 %

Note de Décembre:
Allemagne, “le changement à moitié ou entièrement ?”
La séquence politique qui s'est achevé en Allemagne au 9 Décembre a vu les grands partis allemands – Verts, Union de la CDU et de la CSU, SPD – organiser et mettre en scène dans leurs congres l’investiture de leurs candidats aux élections parlementaires de septembre 2013 prochain.
Dans le même temps, la coalition politique soutenant Angela Merkel à la chancellerie a de nouveau montré son absence de cohérence interne – double parfois d’inimitiés personnelles fortes.
Peer Steinbrück, officiellement investi à Hanovre candidat à la Chancellerie pour le SPD, a finalement très bien résume la situation en disant : “Quoi qu’il arrive, il y aura un changement de coalition en septembre prochain. Il s’agit de décider s’il l’on ne la changera qu’à moitie ou entièrement !
1/ Analyse de l’opinion allemande en Décembre 2012
institutsallensbachEmnidForsaForsch'gr.
Wahlen
GMSInfratest
Dimap
Résultats 2009
dates21/11/201209/12/201212/12/201214/12/201222/11/201222/11/201227/09/2009
CDU/CSU37,5%40,0%38,0%40,0%37,0%39,0%33,8%
SPD31,0%31,0%27,0%30,0%26,0%30,0%23,0%
Grüne (Verts)12,5%14,0%14,0%13,0%16,0%14,0%10,7%
FDP (libéraux)4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%4,0%14,6%
die Linke                  (Gauche)6,5%7,0%8,0%7,0%8,0%7,0%11,9%
Pirates4,0%3,0%4,0%3,0%4,0%3,0%2,0%
divers4,5%4,0%5,0%3,0%5,0%3,0%4,0%

Tous les instituts de sondage allemands capturent depuis maintenant deux mois les mêmes tendances. Des différences existent dans le chiffrage niveau où se trouvent les différents partis, mais le rapport de force est constant depuis deux mois.
L’Union qui regroupe les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel (CDU) et les catholiques sociaux bavarois (CSU), reste la première force politique allemande. Les sondages la situent entre 37 et 40% des voix, soit 4 à 7 points au dessus de son résultat de 2009.
Cette position de force apparente est cependant relativisée par la disparition du jeu parlementaire de son allie de coalition, les libéraux centristes du FDP. Tous les sondages les estiment en dessous des 5% nécessaires pour rester au parlement, entre 3 et 4% actuellement. C’est une chute de 10 points par rapport aux 14,6% qui les avaient propulse troisième force politique allemande en 2009, à seulement moins de 9 points du SPD.
La coalition gouvernementale, de 48% des suffrages exprimés et qualifiés pour être représentés au Bundestag en 2009, est donc vue par les sondages à un potentiel parlementaire maximal de 40%.
Cette faiblesse du gouvernement Merkel est confirmée par tous les sondages qualitatifs. 69% des Allemands se disent mécontents de la politique suivie par le gouvernement actuel.
Philipp Rösler, ministre de l’économie et leader – bien faible – du FDP, est le ministre le plus impopulaire du gouvernement.
Seul un facteur explique la progression de l’Union dans l’opinion, c’est l’incroyable popularité d’Angela Merkel. Sa cote personnelle reste au plus haut, avec près de 10 points d’avance sur Peer Steinbrück.
Deux facteurs expliquent cette solidité : l’éthique de travail de Merkel est incontestable, et cela a donne de la crédibilité à l’invention de son image de sauveuse et protectrice des intérêts allemands au cœur de la crise européenne, notamment contre des pays du Sud peints comme corrompus et irréformables.
Cette dimension morale est essentielle : Angela Merkel doit son ascension aux scandales de financement illégaux de la CDU à la fin des années 90, qui a d’abord mis fin à la carrière d’Helmut Kohl puis empêché l’ascension des leaders de l’Ouest de la CDU. Le scandale fin 2011 touchant le président de la république allemand Christian Wulff, poussant à sa démission et à l’élection de l’ancien dissident soutenu par le SPD et les Verts Joachim Gauck, a montré combien l’opinion allemande est sourcilleuse sur ce point.
Angela Merkel est d’une éthique personnelle irréprochable. La mystification consiste à faire croire que cette éthique, automatiquement, rend sa conduite du gouvernement aussi morale. C’est d’ailleurs la contradiction profonde qui menace l’union dans une campagne.
2. Le SPD
steinbruck.jpgMalgré le refus massif de la politique gouvernementale, le SPD n’arrive pas à décoller. Certes, tous les sondages l’estime entre 26% et 30%, soit 3 à 7 points de mieux que la déroute historique de 2009. Cependant, cet étiage stagne. Quoi qu’il arrive, scandale au gouvernement, victoires régionales de la gauche, nomination de Steinbrück, les sondages montrent un encéphalogramme plat.
Un observateur du Spiegel l’a formulé ainsi : tout le monde approuve le programme, applaudit des deux mains certains projets, mais personne n’en a envie, n’a de désir pour le SPD.
Le parti vieillit, et a refusée l’adoption de votes élargis pour la base – sans parler des primaires. Les moins de 30 ans s’éloignent, plus tentés par les Verts et les Pirates.
La nomination de Steinbrück répond d’abord à un souci de donner un visage crédible à une plate-forme politique appréciée mais peu attractive. Le pari était de nommer une personnalité forte, clivante, mais très respectée. Il y eut sans doute une sous-estimation de l’ampleur que prit l’affaire de ses ménages en entreprises – revenus de 1,25 millions d’euros en 3 ans.
Cependant, cette crise a révèle au candidat sa vulnérabilité. De plus, le parti, où l’aile gauche n’avait pas ménagé ses critiques politiques, soutint unanimement Peer une fois la campagne de presse lancée. Cela a surpris non seulement beaucoup d’observateurs, mais Peer lui-même.
La leçon qu’il en tira, c’est que sans SPD il ne pouvait gagner, surtout face à une Merkel qui lutterait sans plate-forme politique, sur son nom.
Deux évènements majeurs démontrent le tournant intégratif de Peer :

A. L’adoption du projet de reforme des retraites reprend quasi intégralement les propositions de l’aile gauche, revenant sur une reforme adoptée sous la Grande Coalition, avec Peer Steinbrück comme ministre des Finances.
B. Le discours de congrès de Peer incluait un hommage sincèrement ému au soutien du parti, mais aussi à Andrea Nahles, ex-leader de l’aile gauche, et secrétaire générale du SPD.
Le congrès du 9 Décembre lance une campagne sur deux thèmes :
  • Une écriture positive du projet du SPD sous le titre de la Justice Sociale,
  • Une critique acerbe d’un gouvernement d’une coalition sans vision ni projets, miné par ses contradictions.
Le congrès a été globalement un succès. Au delà du score de 93% des délégués en faveur de Peer, c’est son discours inscrit dans la tradition social-démocrate allemande, très offensif sur la justice, l’égalité homme-femme, le logement, le mariage pour tous, la politique familiale et l’Education, qui a remporté beaucoup de retours positifs dans la presse.
Il est notable que Peer n’a parlé d’Europe que pour critiquer la gestion de la crise désastreuse d’Angela Merkel. Il laisse ce sujet de côté : il est le seul au SPD à ne pas être convaincu par les Eurobonds, et de plus, l’Europe va être l’argument principal de la campagne de Merkel. Il est important pour le SPD non pas d’attaquer frontalement sur ce sujet avec des projets de résolution de la crise actuellement très impopulaires en Allemagne – plus de solidarité, création de minimas sociaux et d’une Europe sociale, gestion solidaire de la dette etc.… L’Europe va être laissée à Merkel – sachant que les Verts vont attaquer fortement sur ce thème, séduisant les électeurs de centre-droit déçus par l’attitude anti-fédérale du FDP.
Peer va construire sa campagne sur des sujets propres au SPD.
L’aile gauche du SPD a même publié des le lendemain un communiqué de presse enthousiaste, avec Hilde Mattheis me disant en marge du congrès : « C’était un discours convenable de Peer. Il nous a suivi sur les retraites, espérons qu’il nous suive aussi sur d’autres points. » Le soutien syndical de Peer Steinbrück est croissant ; son gauchissement, espérons le, persistera aussi après une éventuelle victoire.
Peer a réussi à unir le parti derrière lui. Maintenant, il faut réussir l’élargissement de sa base au delà du parti.
Cela suffira t-il? Cela va dépendre aussi du score des alliés et adversaires de la gauche.
3. Les alliances
Peer Steinbrück l’a dit et répété : avec lui, pas de grande coalition avec Merkel. Mais le parti lui n’exclut rien.
Les alliances naturelles sont cependant à gauche avec les écologistes. Les Verts sont estimés à 14% dans tous les sondages. C’est 3 points de plus qu’en 2009.
Le parti s’était donné une direction compatible pour d’éventuelles alliances avec la CDU, mais la seule tentative régionale a cependant été un échec retentissant. Il semble que l’alliance avec la CDU sert plus le rapport de force avec le SPD qu’autre chose.
Les Linke sortent d’une crise profonde, idéologique et sociale, entrainant une crispation de sa direction. La fixation sur les années Schröder empêche le parti de construire un discours face à la droite et de penser l’Europe de 2012. La faiblesse du parti entraine aussi sa quasi-disparition à l’Ouest, à part dans le fief de Lafontaine en Sarre. Les sondages les situent entre 5 et 7%, loin de leurs 12% de 2009, et à la limite de la participation parlementaire. Une alliance au niveau régional est toujours possible, mais au niveau fédéral difficile.
Les Pirates, nouveaux venus, frôlent avec les 5-6% après un étiage haut à 9%. Inconnus du jeu politique, il est improbable qu’ils participent à une coalition, mais pourraient soutenir une coalition SPD-VERTS minoritaire.
Les stratégies sont donc claires :
  • La CDU-CSU va tout miser sur Merkel, avec deux espoirs: soit obtenir seul la majorité absolue, jouable en obtenant 45 % des suffrages, soit forcer une grande coalition.
  • Le SPD va tout miser sur le programme, Steinbrück devant limiter les dégâts de la popularité personnelle de Merkel, pour espérer un score à 32%, suffisant avec des Verts à 14% pour une majorité.
  • Les Verts ont la partie tactique la plus facile, en vidant ce qui reste de l’électorat societalement avancé des libéraux et en essayant d’éviter d’être débordé par les Pirates.
Mathieu Pouydesseau

lundi 8 octobre 2012

Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »


Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti Socialiste est un parti d’échanges. Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire débat d’idées.
Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.

La motion 3 (« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, a le mérite de poser clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents auxquels nous devons répondre.
Elle aborde par exemple des questions aussi importantes que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.

Cette motion défend également le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes et elle propose la constitution d'un comité permanent de liaison entre tous ces mouvements.
Notre ambition est de construire ce parti actif et combattif qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche de redressement de notre pays.

La motion « Maintenant la Gauche » rassemble un collectif national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus locaux et nationaux-, dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE

Marion BERTHOUD (Rabat), Michaelle CHAUVIN (Tunis), Michel CULLIN Représentant à la Commission d’organisation du congrès, Vienne), Charline JAN (Candidate au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim LAYADI (Algérie), Christophe i (Londres), Mathieu POUYDESSEAU (Candidat au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT (Montréal), Mounir SEIFEDDINE (Beyrouth), Annick TIMMERMANS (Représentante à la Commission d’organisation du congrès, Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI (Tunisie), Mathieu VIEIRA (Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)

dimanche 7 octobre 2012

Motion 3, LA motion écolo du congrès

La motion 3 Maintenant la gauche qui porte en sous-titre «  Le social au cœur, l’écologie en avant » symbolise la synthèse indispensable entre le social, et l’écologie, la prise en compte à la fois de l'urgence et du long terme.


Nos 5 grands engagements pour l’écologie politique

  1. Un pôle public de l’énergie

L’accès à l’énergie est un droit fondamental. Or, il ne peut pas y avoir de politique équitable de l’énergie au service des citoyens si celle-ci est dépendante des lois du marché. Pour garantir l’indépendance énergétique de notre pays, il faut mettre en place un réel service public de l’énergie. C’est ce que propose la motion 3 avec la création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques.
  1. Un service public de l’eau potable

L’eau potable est un bien commun de l’humanité, indispensable à toute forme de vie. L’eau ne doit pas devenir une marchandise. L’accès à l’eau potable doit être garanti aux mêmes conditions sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi la motion 3 souhaite la création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).

  1. La sortie du nucléaire et la transition énergétique

La catastrophe nucléaire de Fukushima est venu rappelée de la pire des manières qu’avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas. La sortie progressive du nucléaire est possible en engageant une réelle mutation de notre modèle énergétique sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent, basés sur l’efficacité et la sobriété énergétique. Ils doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.

  1. La fiscalité écologique

Une contribution climat/énergie sur les émissions de tous les gaz à effet de serre est indispensable pour promouvoir un changement de comportements des citoyens tout en limitant les nuisances causées par les gros consommateurs. En outre, une telle contribution pourrait ainsi à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.

  1. Non à l’exploitation des gaz et huiles de schistes

L’exploitation des gaz et pétroles de schistes, énergies fortement émettrice de GES, ne peut participer à la transition énergétique. Qu’il s’agisse de la fracturation hydraulique ou de toute autre technique d’extraction, l’exploitation des gaz de schistes est synonyme de dommages environnementaux irréversibles que nous refusons.
 

vendredi 5 octobre 2012

Le TSCG, une mauvaise affaire pour l'Europe, et les Francais de l'Union Européenne





 
 
Pourquoi nous sommes contre le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne

Cet argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des économistes Atterrés: L'Europe mal-traitée, seule analyse sérieuse à ce jour sur ce texte.

1/ Un traité inapplicable

Les règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement public) n'ont jamais été vraiment respectées.Elles ont en réalité incité les Etats à maquiller leurs comptes (tous les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les acheter, diminuer l'investissement public...)

D'autre part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé" avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5% du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des difficultés financières.

Enfin, le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel", c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture économique. Or, la méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera nécessairement teintée d'idéologie. Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance structurelle".Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.

2/ Un traité contreproductif

A la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.

Conséquence: plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en 2009), ce sont les États les plus en difficulté qui devront mener les politiques les plus restrictives.Or, mener des politiques d'austérité en période de crise économique ne fait généralement que renforcer la crise.

La paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique conduit à la baisse du PIB et donc à la dégradation du ration dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande, en Espagne...

En appliquant aveuglément cette règleon condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle et à une dégradation sans fond de leur endettement.

3/ Un traité anti-démocratique

Le TSCG c'est préférer la règle au débat politiqueet à la démocratie, et c'est privilégier les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des intérêts du peuple. En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et

des marchés financiers. A un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose, est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier?

4/ Un traité économiquement absurde

Ce traité est fondé sur des ratios qui posent problème.

-Le déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB mais par rapport aux recettes publiques. On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est objectivement privilégier les États les plus libéraux.

De même, est-il légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités territoriales?

-Enfin l'endettement public doit être mis en relation avec le patrimoine public. Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être vendus (et qui rapportent) où est le problème ?

5/ Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise

Les défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise européenne. Or, la crise européenne n'a justement pas pour origine un excès d'endettement public.

Quatre pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement excessif au moment de la crise.

En 2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7% d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6% contre 70,2%).

La crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé, bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise de 2009.Le TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans l'erreur par pur dogmatisme. Au lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée en matière d'emploi, de régulation financière, destratégie industrielle et commerciale...

http://www.maintenantlagauche.fr/

30 Propositions de la Motion 3



REFUSER L'AUSTÉRITÉ


1. Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux : l'austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche toute relance.
2. Refuser la ratification du traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle prête aux banques, processus de convergence sociale dans l'objectif d'un SMIC européen, harmonisation fiscale, doter le budget communautaire d'une réelle capacité d'intervention avec des ressources propres, développer une politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables). Établir le Juste Échange européen par l'établissement d'une véritable politique tarifaire aux frontières de l'Union fondée sur le respect des normes sociales et environnementales.
3. Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous proposons l'élection d'une constituante pour poser les bases de cette Europe démocratique.
REDISTRIBUER LES RICHESSES
4. Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et augmenter fortement le SMIC si elle ne débouche pas. Le gouvernement doit stimuler et encadrer les négociations annuelles obligatoires sur les salaires. Fixer un revenu maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants d'entreprises publiques. Aboutir enfin à l’égalité salariale hommes-femmes.
5. Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.
6. Création d'une allocation autonomie pour les jeunes en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources propres du jeune et de son lieu de formation).
7. Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus (salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale, protecteur des tentations de dumping.
8. Une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les GES des produits et des transports (taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.
L'ÉCOLOGIE POLITIQUE
9. Création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très spécifiques. Création d'un service public de l'eau potable, décliné nationalement (production) et localement (distribution).
10. Sortir progressivement du nucléaire et engager une réelle mutation de notre modèle énergétique et la rupture avec le tout nucléaire, sans tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent et doivent faire l’objet de débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.
11. Interdiction définitive de l'exploitation des hydrocarbures de schistes qui représente une perpétuation artificielle de notre dépendance aux énergies fossiles, avec un risque écologique supplémentaire.
L'ÉTAT STRATÈGE
12. Donner une boussole à la BPI : aider les entreprises sous forme de capital plutôt que de prêts, autoriser des nationalisations temporaires pour réorienter et dynamiser des secteurs industriels stratégiques ou vulnérables aux prédateurs. Nationaliser temporairement les aciéries de Florange pour engager le maintien et la restructuration de la filière acier en France.
13. Le fonds public de reconversion devrait soutenir les poursuites d'activités menacées de délocalisation dans le cadre d'entreprises socialisées (publiques, SCOP, SCIC), comme la création d’entreprises coopératives locales ou bien encore la reprise en coopérative de nombreuses PME.
14. Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par la loi) et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des entreprises de plus de 20 salariés)
L'ÉGALITÉ RÉELLE
15. Mettre en Place vite les politiques de lutte contre toute forme de discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales et certains emplois de la fonction publique.
16. Refonder l'école publique : recruter et former de nouveaux enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle », pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une formation efficace de tous les enseignants.
17. Garantir l'université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et assurer le financement public des universités par l’État. Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des contraintes économiques de court-termisme.
18. Faire du logement une priorité : La taxe sur les transactions immobilières élevées doit financer le mouvement HLM. Il est urgent de doubler le plafond du livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l'effort logement de l'objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative universelle.
19. Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et psychiatrie sur tout le territoire.
20. Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire : rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la santé.
21. Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens police/justice pour faire appliquer le droit partout.
22. Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités territoriales. Redonner des moyens aux collectivités, organiser une autre déconcentration, nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national sur l’autonomie financière des collectivités, mais aussi sur le renforcement des péréquations entre les territoires.
LA VIème RÉPUBLIQUE
23. Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.
24. Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local (indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de la limitation du cumul des mandats.
UNE AUTRE MONDIALISATION
25. Agir sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources pétrolières.
26. Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts, aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés locaux.
27. Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.
RASSEMBLER LA GAUCHE & LES ÉCOLOGISTES,
RÉNOVER LE PS
28. Créer un comité permanent des partis de gauche et des écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une « université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en profitant de la préparation des élections municipales pour l'impulser.
29. Un parti combattif : nous populariserons d'autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons deux conventions nationales : une sur l'Europe (oct. 2013) en amont de l'élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution.
30. Dans notre Parti, nous proposons de créer une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec des programmes théoriques et pratiques.
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