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vendredi 31 mai 2013

La Convention Europe, l'appel européen Pour une Autre Europe

Notre parti organise le 16 Juin une Convention Europe, qui permettra de présenter et débattre de l'orientation que nous, militantes et militants, cadres, élus, et membres du gouvernement souhaitons donner à la construction Européenne.
Au Conseil National du 13 Avril, auquel j'étais présent invité par la motion, tant Jean-Marc Ayrault qu'Harlem Désir ont donné une feuille de route claire à cette réorientation: le Parti Socialiste, parce qu'il est le principal parti socialiste en situation de gouverner, doit devenir le "fer de lance" de la bataille contre les conservateurs européens.
Nous, à Maintenant la Gauche, acceptons volontiers cette mission. Cela fait des années que nous nous battons contre une construction d'inspiration néo-libérale, et c'est pour cela que nous avons cherché des alliances auprés des autres partis socialistes et sociaux-démocrates européens, pour construire un consensus Pour une Autre Europe dans notre famille politique.
C'est dans cette idée que nous avions rédigé collectivement des textes en vue de la convention. Ces textes sont disponibles sur le site du courant:
http://www.maintenantlagauche.fr/wp-content/uploads/sursauteuropeMaintenantlagauche.pdf

Le Bureau National du 30 Avril décida d'une démarche privilégiant le vote sur amendements sur un texte central plutôt que la mise en débat sur des textes différents conduisant à une synthèse finale.
Ce texte,. à l'origine très offensif vis à vis de la figure de proue des conservateurs européens, leur "fer de lance", Angela Merkel, fut édulcoré suite aux critiques de "Germanophobie" qu'il était supposé receler.
Pourtant, en discutant avec nos amis du SPD, beaucoup me confirmaient que pour eux, c'était clair que la critique était politique, et non nationaliste.
Comme nous nous retrouvions sur la plupart de nos analyses européennes, nous avons eu l'idée de lancer une initiative commune, s'appuyant sur le travail remarquable de nos camarades autrichiens.
Dans le même temps, nous avons proposé à d'autres courants de nous rejoindre pour proposer des amendements au texte central de la convention Europe..
De ce travail sont issus 4 amendements signés par Maintenant la Gauche, les numéros 4,8,10 et 13, dont deux, les numéros 8 et 10 ont été signés aussi par des camarades de la Motion 1, issus de Un Monde d'Avance.
Je vous invite à lire et télécharger les argumentaires de ces 4 amendements sur notre site:
http://www.maintenantlagauche.fr/europe-le-sursaut-cest-urgent-les-4-amendements-presentes-par-maintenant-la-gauche-et-uma/

Le courant Maintenant la Gauche appelle à voter POUR le texte, et sur le bulletin de vote, à voter pour nos 4 amendements.
Je tiens à remercier ici les sections PS de Berlin, Amsterdam, Shanghai et Bangkok qui m'invitèrent à présenter les amendements de notre Motion, en personne ou par Skype.

Parallèlement au lancement de ce débat, notre appel commun aux ailes gauches socialistes et sociale-démocrates autrichiennes, allemandes, italiennes et françaises a été présenté simultanément le 15 Mai à Vienne, Berlin, Paris et Naples.
http://www.maintenantlagauche.fr/les-ailes-gauches-se-federent-en-europe-signez-largement-la-petition-une-autre-europe-est-possible/

http://francais.europa-geht-anders.eu/petition

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/15/la-gauche-du-ps-appelle-a-la-mobilisation-citoyenne-contre-l-austerite-en-europe_3235502_823448.html

J'étais moi-même l'un des présentateurs de l'appel à la conférence de presse berlinoise.
http://www.taz.de/!116331/

Notre appel, dans sa préparation, a été rejoint par ATTAC dans chacun des 4 pays, par les centrales syndicales autrichiennes et allemandes, par Les Economistes Atterrés en France, par les Verts autrichiens et depuis sa publication, certains députés allemands de die Linke (le Front de Gauche allemand).
Nous en sommes déjà à 7000 signatures.

Dans ce contexte, j'ai accepté de venir débattre demain, samedi 01 Juin, à Paris, avec les camarades de Un Monde d'Avance:
http://unmondedavance.eu/colloque-un-monde-davance-de-leurope-en-crise-a-la-crise-de-leurope-quelles-solutions/
Marie-Noëlle Lienemann interviendra également en fin de matinée.

Je serai dans l'après-midi également au débat organisé par la Fédération de Paris en présence de la délégation de la Fédération de Berlin du SPD. J'y aurais le plaisir d'y retrouver Jan Stöß, Président du SPD Berlin, et Premier Signataire de l'Appel Pour une autre Europe!
http://www.ps-paris.org/regards-croises-du-spd-berlin-et-du-ps-paris-sur-l-europe

Le 6 Juin aura lieu le vote sur la convention. Mobilisez autour de vous, faites passer les argumentaires, l'appel Pour une autre Europe, et faites passer ma proposition de participer aux débats de section par Skype, par Email ou par téléphone.

Ensemble, construisons une Europe sociale, démocratique et Ecologique!

Mathieu Pouydesseau
Mandataire Fédéral de Maintenant la Gauche à la FFE
PS Berlin
SPD, membre de Forum Demokratische Linke

mardi 9 octobre 2012

Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.

Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.

Fidèles à la célèbre phrase d'Orson Welles, devenue la raison d'être de notre mouvement :" avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant" , nous revendiquons ensemble avec la motion 3 un autre monde et une autre société, qui soient une construction permanente, collective, plurielle et démocratique.Nous n'avons pas peur du terme "internationalistes " qui nous caractérise.Car même si nous savons combien ce terme a été galvaudé voire trahi á certaines époques du 2Oe siècle, nous sommes tout à fait dans la tradition de Jaurés qui disait dans son fameux discours de Nimes en 1910:"Ah!les sociétés d'injustice!elles ont inconsciemment peut-être, un art admirable pour se faire accepter de ceux-lá même qu'elles exploitent".Eh bien nous luttons avec la motion 3 pour que le changement, que nous voulons, passe d'abord par une redéfinition du travail aussi bien dans sa dimension sociale qu'écologique .Et nous savons que ce combat ne peut être uniquement mené en France masi qu'il implique des solidarités permanentes en Europe et dans le monde.On le voit bien dans l'exclusion ou carrément l'exploitation des migrants et des "étrangers indésirables", selon l'expression de Daladier á l'égard des réfugiés allemands en France en 1937. Avec le passeport de citoyenneté universelle que défend UTOPIA, nous voulons, ensemble avec " Maintenant la gauche " promouvoir un monde dans lequel l'humanité prendrait corps comme un tout et non comme une somme d'individualités ".

Michel CULLIN

membre du bureau d'UTOPIA
FFE-Vienne

lundi 8 octobre 2012

Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »


Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti Socialiste est un parti d’échanges. Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire débat d’idées.
Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.

La motion 3 (« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, a le mérite de poser clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents auxquels nous devons répondre.
Elle aborde par exemple des questions aussi importantes que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.

Cette motion défend également le rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes et elle propose la constitution d'un comité permanent de liaison entre tous ces mouvements.
Notre ambition est de construire ce parti actif et combattif qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche de redressement de notre pays.

La motion « Maintenant la Gauche » rassemble un collectif national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus locaux et nationaux-, dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE

Marion BERTHOUD (Rabat), Michaelle CHAUVIN (Tunis), Michel CULLIN Représentant à la Commission d’organisation du congrès, Vienne), Charline JAN (Candidate au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim LAYADI (Algérie), Christophe i (Londres), Mathieu POUYDESSEAU (Candidat au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT (Montréal), Mounir SEIFEDDINE (Beyrouth), Annick TIMMERMANS (Représentante à la Commission d’organisation du congrès, Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI (Tunisie), Mathieu VIEIRA (Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)

vendredi 5 octobre 2012

Le TSCG, une mauvaise affaire pour l'Europe, et les Francais de l'Union Européenne





 
 
Pourquoi nous sommes contre le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne

Cet argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des économistes Atterrés: L'Europe mal-traitée, seule analyse sérieuse à ce jour sur ce texte.

1/ Un traité inapplicable

Les règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement public) n'ont jamais été vraiment respectées.Elles ont en réalité incité les Etats à maquiller leurs comptes (tous les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les acheter, diminuer l'investissement public...)

D'autre part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé" avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5% du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des difficultés financières.

Enfin, le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel", c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture économique. Or, la méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera nécessairement teintée d'idéologie. Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance structurelle".Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.

2/ Un traité contreproductif

A la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.

Conséquence: plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en 2009), ce sont les États les plus en difficulté qui devront mener les politiques les plus restrictives.Or, mener des politiques d'austérité en période de crise économique ne fait généralement que renforcer la crise.

La paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique conduit à la baisse du PIB et donc à la dégradation du ration dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande, en Espagne...

En appliquant aveuglément cette règleon condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle et à une dégradation sans fond de leur endettement.

3/ Un traité anti-démocratique

Le TSCG c'est préférer la règle au débat politiqueet à la démocratie, et c'est privilégier les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des intérêts du peuple. En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et

des marchés financiers. A un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose, est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier?

4/ Un traité économiquement absurde

Ce traité est fondé sur des ratios qui posent problème.

-Le déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB mais par rapport aux recettes publiques. On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est objectivement privilégier les États les plus libéraux.

De même, est-il légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités territoriales?

-Enfin l'endettement public doit être mis en relation avec le patrimoine public. Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être vendus (et qui rapportent) où est le problème ?

5/ Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise

Les défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise européenne. Or, la crise européenne n'a justement pas pour origine un excès d'endettement public.

Quatre pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement excessif au moment de la crise.

En 2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7% d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6% contre 70,2%).

La crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé, bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise de 2009.Le TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans l'erreur par pur dogmatisme. Au lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée en matière d'emploi, de régulation financière, destratégie industrielle et commerciale...

http://www.maintenantlagauche.fr/