Notre parti organise le 16 Juin une Convention Europe, qui permettra de présenter et débattre de l'orientation que nous, militantes et militants, cadres, élus, et membres du gouvernement souhaitons donner à la construction Européenne.
Au Conseil National du 13 Avril, auquel j'étais présent invité par la motion, tant Jean-Marc Ayrault qu'Harlem Désir ont donné une feuille de route claire à cette réorientation: le Parti Socialiste, parce qu'il est le principal parti socialiste en situation de gouverner, doit devenir le "fer de lance" de la bataille contre les conservateurs européens.
Nous, à Maintenant la Gauche, acceptons volontiers cette mission. Cela fait des années que nous nous battons contre une construction d'inspiration néo-libérale, et c'est pour cela que nous avons cherché des alliances auprés des autres partis socialistes et sociaux-démocrates européens, pour construire un consensus Pour une Autre Europe dans notre famille politique.
C'est dans cette idée que nous avions rédigé collectivement des textes en vue de la convention. Ces textes sont disponibles sur le site du courant:
http://www.maintenantlagauche.fr/wp-content/uploads/sursauteuropeMaintenantlagauche.pdf
Le Bureau National du 30 Avril décida d'une démarche privilégiant le vote sur amendements sur un texte central plutôt que la mise en débat sur des textes différents conduisant à une synthèse finale.
Ce texte,. à l'origine très offensif vis à vis de la figure de proue des conservateurs européens, leur "fer de lance", Angela Merkel, fut édulcoré suite aux critiques de "Germanophobie" qu'il était supposé receler.
Pourtant, en discutant avec nos amis du SPD, beaucoup me confirmaient que pour eux, c'était clair que la critique était politique, et non nationaliste.
Comme nous nous retrouvions sur la plupart de nos analyses européennes, nous avons eu l'idée de lancer une initiative commune, s'appuyant sur le travail remarquable de nos camarades autrichiens.
Dans le même temps, nous avons proposé à d'autres courants de nous rejoindre pour proposer des amendements au texte central de la convention Europe..
De ce travail sont issus 4 amendements signés par Maintenant la Gauche, les numéros 4,8,10 et 13, dont deux, les numéros 8 et 10 ont été signés aussi par des camarades de la Motion 1, issus de Un Monde d'Avance.
Je vous invite à lire et télécharger les argumentaires de ces 4 amendements sur notre site:
http://www.maintenantlagauche.fr/europe-le-sursaut-cest-urgent-les-4-amendements-presentes-par-maintenant-la-gauche-et-uma/
Le courant Maintenant la Gauche appelle à voter POUR le texte, et sur le bulletin de vote, à voter pour nos 4 amendements.
Je tiens à remercier ici les sections PS de Berlin, Amsterdam, Shanghai et Bangkok qui m'invitèrent à présenter les amendements de notre Motion, en personne ou par Skype.
Parallèlement au lancement de ce débat, notre appel commun aux ailes gauches socialistes et sociale-démocrates autrichiennes, allemandes, italiennes et françaises a été présenté simultanément le 15 Mai à Vienne, Berlin, Paris et Naples.
http://www.maintenantlagauche.fr/les-ailes-gauches-se-federent-en-europe-signez-largement-la-petition-une-autre-europe-est-possible/
http://francais.europa-geht-anders.eu/petition
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/15/la-gauche-du-ps-appelle-a-la-mobilisation-citoyenne-contre-l-austerite-en-europe_3235502_823448.html
J'étais moi-même l'un des présentateurs de l'appel à la conférence de presse berlinoise.
http://www.taz.de/!116331/
Notre appel, dans sa préparation, a été rejoint par ATTAC dans chacun des 4 pays, par les centrales syndicales autrichiennes et allemandes, par Les Economistes Atterrés en France, par les Verts autrichiens et depuis sa publication, certains députés allemands de die Linke (le Front de Gauche allemand).
Nous en sommes déjà à 7000 signatures.
Dans ce contexte, j'ai accepté de venir débattre demain, samedi 01 Juin, à Paris, avec les camarades de Un Monde d'Avance:
http://unmondedavance.eu/colloque-un-monde-davance-de-leurope-en-crise-a-la-crise-de-leurope-quelles-solutions/
Marie-Noëlle Lienemann interviendra également en fin de matinée.
Je serai dans l'après-midi également au débat organisé par la Fédération de Paris en présence de la délégation de la Fédération de Berlin du SPD. J'y aurais le plaisir d'y retrouver Jan Stöß, Président du SPD Berlin, et Premier Signataire de l'Appel Pour une autre Europe!
http://www.ps-paris.org/regards-croises-du-spd-berlin-et-du-ps-paris-sur-l-europe
Le 6 Juin aura lieu le vote sur la convention. Mobilisez autour de vous, faites passer les argumentaires, l'appel Pour une autre Europe, et faites passer ma proposition de participer aux débats de section par Skype, par Email ou par téléphone.
Ensemble, construisons une Europe sociale, démocratique et Ecologique!
Mathieu Pouydesseau
Mandataire Fédéral de Maintenant la Gauche à la FFE
PS Berlin
SPD, membre de Forum Demokratische Linke
Affichage des articles dont le libellé est TSCG. Afficher tous les articles
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vendredi 31 mai 2013
mardi 9 octobre 2012
Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.
Choisir la motion 3 c'est
aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.
Fidèles à la célèbre phrase d'Orson
Welles, devenue la raison d'être de notre mouvement :" avoir des rêves suffisamment grands pour ne
pas les perdre de vue en les poursuivant" , nous revendiquons ensemble avec la
motion 3 un autre monde et une
autre société, qui soient une construction permanente, collective, plurielle et
démocratique.Nous n'avons pas peur du terme "internationalistes " qui nous caractérise.Car
même si nous savons combien ce terme a été galvaudé voire trahi á certaines
époques du 2Oe siècle, nous sommes tout à fait dans la tradition de Jaurés qui disait dans son fameux discours
de Nimes en 1910:"Ah!les
sociétés d'injustice!elles ont inconsciemment peut-être, un art admirable pour se faire accepter
de ceux-lá même qu'elles exploitent".Eh bien nous luttons avec la motion 3 pour
que le changement, que nous voulons, passe d'abord par une redéfinition du travail aussi bien dans sa dimension
sociale qu'écologique .Et nous savons que ce combat ne peut être uniquement mené en France masi qu'il implique des solidarités permanentes en Europe et dans le monde.On le voit
bien dans l'exclusion ou carrément l'exploitation des migrants et des "étrangers
indésirables", selon l'expression de Daladier á l'égard des réfugiés allemands
en France en 1937. Avec le passeport de citoyenneté universelle que défend
UTOPIA, nous voulons, ensemble avec "
Maintenant la gauche "
promouvoir un monde dans lequel l'humanité prendrait corps comme un tout et non
comme une somme d'individualités ".
Michel CULLIN
membre du bureau d'UTOPIA
FFE-Vienne
lundi 8 octobre 2012
Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Pourquoi
nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti
Socialiste est un
parti d’échanges.
Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de
personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François
Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire
débat d’idées.Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.
La motion 3
(« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et
dont le premier signataire est Emmanuel
Maurel,
a le mérite de poser
clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents
auxquels nous devons répondre.
Elle aborde
par exemple des questions aussi importantes que : le
refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe
sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale
d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les
délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence
écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une
VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des
mandats.
Cette motion
défend également le rassemblement
de l'ensemble des forces de gauche et écologistes
et elle propose la constitution d'un comité
permanent de liaison
entre tous ces mouvements.
Notre
ambition est de construire ce parti
actif et combattif
qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche
de redressement de notre pays.
La motion «
Maintenant la Gauche » rassemble un collectif
national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus
locaux et nationaux-,
dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de
donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous
soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE
Marion
BERTHOUD
(Rabat), Michaelle CHAUVIN
(Tunis), Michel CULLIN
Représentant à la Commission d’organisation du congrès,
Vienne), Charline JAN
(Candidate
au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim
LAYADI
(Algérie), Christophe i
(Londres),
Mathieu POUYDESSEAU
(Candidat
au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT
(Montréal),
Mounir SEIFEDDINE
(Beyrouth),
Annick TIMMERMANS
(Représentante à la Commission d’organisation du congrès,
Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI
(Tunisie), Mathieu VIEIRA
(Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)
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TSCG
vendredi 5 octobre 2012
Le TSCG, une mauvaise affaire pour l'Europe, et les Francais de l'Union Européenne
Pourquoi
nous sommes contre le traité pour la stabilité, la coordination et
la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne
Cet
argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des
économistes Atterrés: L'Europe mal-traitée, seule analyse sérieuse
à ce jour sur ce texte.
1/
Un traité inapplicable
Les
règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas
plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement
public) n'ont
jamais été vraiment respectées.Elles
ont en réalité incité les Etats à maquiller leurs comptes (tous
les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des
pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les
acheter, diminuer l'investissement public...)
D'autre
part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas
contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé"
avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être
politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5%
du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des
difficultés financières.
Enfin,
le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel",
c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture
économique. Or, la
méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera
nécessairement teintée d'idéologie.
Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance
structurelle".Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs
pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux
sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.
2/
Un traité contreproductif
A
la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont
l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage
à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.
Conséquence:
plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est
important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se
produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en
2009), ce
sont les États les plus en difficulté qui devront mener les
politiques les plus restrictives.Or,
mener des politiques d'austérité en période de crise économique
ne fait généralement que renforcer la crise.
La
paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique
conduit à la baisse du PIB et donc à la dégradation du ration
dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande,
en Espagne...
En
appliquant aveuglément cette règleon
condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle
et à une dégradation sans fond de leur endettement.
3/
Un traité anti-démocratique
Le
TSCG c'est préférer
la règle au débat politiqueet
à la démocratie, et c'est privilégier
les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des
intérêts du peuple.
En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui
revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et
des
marchés financiers. A
un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose,
est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier?
4/
Un traité économiquement absurde
Ce
traité est fondé sur des ratios qui posent problème.
-Le
déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB
mais par rapport aux recettes publiques.
On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements
obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même
déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires
représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur
PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est
objectivement privilégier les États les plus libéraux.
De
même, est-il
légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des
dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités
territoriales?
-Enfin
l'endettement
public doit être mis en relation avec le patrimoine public.
Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des
actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement
d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être
vendus (et qui rapportent) où est le problème ?
5/
Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise
Les
défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise
européenne. Or, la
crise européenne n'a justement pas pour origine un excès
d'endettement public.
Quatre
pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande,
le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à
l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement
excessif au moment de la crise.
En
2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins
endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne
et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7%
d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son
endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6%
contre 70,2%).
La
crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé,
bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en
se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission
européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la
crise de 2009.Le
TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans
l'erreur par pur dogmatisme. Au
lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un
traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance
économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux
fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée
en matière d'emploi, de régulation financière, destratégie
industrielle et commerciale...
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