Le texte intégral de la contribution générale "Le sursaut Républicain, un coup de jeune pour le socialisme" (Maintenant la Gauche) est maintenant disponible.
http://fr.scribd.com/doc/254786531/Contribution-generale-de-Maintenant-La-Gauche-au-Congres-de-Poitiers
Nous défendons une vision volontariste de l'action politique, inscrite dans un union des gauches européennes, porteuse de rapports de force, et ancrée dans les valeurs républicaines. Nous n'acceptons pas qu'un rapport d'expert, fondé sur des théories économiques orthodoxes et libérales, se substitue à la réflexion collective du parti pour devenir la nouvelle feuille de route, sans débat ni cohérence, et depuis 2012, sans résultats à part la montée du Front National.
En voici la table des matières:
I. Les conditions du sursaut
1) Redonner du sens et de la force à la souveraineté populaire
2) Le sursaut républicain implique la rupture avec les politiques d’austérité
3) Le sursaut républicain passe par la réduction des inégalités.
4) Le sursaut républicain, c’est faire avancer les droits des travailleurs
5) La république qui protège : garantir les droits fondamentaux
6) La République qui émancipe : partager les savoirs
7) Un regard lucide sur le monde
8) L’éco-socialisme est l’avenir, pour la planète et pour la gauche
II. Un parti socialiste acteur du sursaut
1) Faire vivre un parti socialiste utile et sûr de lui
2) Engager la rénovation de la gauche Européenne
3) 15 propositions pour la renaissance du PS
4) Le congrès de Poitiers ne sera pas un congrès comme les autres
Dans la parti rénovation du Parti, je vous propose notamment la réflexion sur le point numéro 5 issu d'un de mes amendements, qui fait la synthèse d'une réflexion plus profonde, et qui fut aussi abordé pendant les réunions de samedi dernier à Paris de la FFE:
"La fédération des français de l’étranger est une richesse méconnue du Parti qui doit davantage solliciter l’expertise de ses militants. Si ses militants le souhaitent, nous pourrions créer une fédération des français en Union Européenne et une fédération des français hors de l’UE, permettant un travail spécifique du secrétariat national à l’Europe avec l’une et à l’international avec l’autre."
Voici une revendication que je porte depuis longtemps reprise par cette contribution générale:
" Si les socialistes européens veulent sortir de l’impasse politique, il est urgent d’engager un dialogue structurel avec les nouvelles forces de gauche ou celles qui ont su se renouveler alors que nous n’arrivions pas à le faire.
Nous devons mettre fin au « compromis historique » avec les anciens démocrates-chrétiens, devenus conservateurs. Nous devons nous rapprocher du Parti de la Gauche européenne, et des Écologistes. Seule cette option nous permet de rendre crédible la perspective d’une alternative politique européenne.
Nous devons révolutionner le PSE qui n’est pas à la hauteur des enjeux ; le PS français doit assumer de porter les débats que les sociaux-démocrates n’osent pas affronter. Les militants doivent être convoqués pour se prononcer sur l’orientation politique du PSE et ses dirigeants."
Mathieu Pouydesseau
BF, CF, mandataire Fédéral
Affichage des articles dont le libellé est CongrèsPS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CongrèsPS. Afficher tous les articles
jeudi 5 février 2015
dimanche 2 juin 2013
Convention Europe: Nous n'avons pas d'autre choix que d'être audacieux!
Chères et chers camarades,
Le Parti Socialiste est appelé à voter. Le 6 Juin, nous voterons pour le texte de la Convention Europe.
Nous avons aussi l'opportunité de décider de renforcer le texte sur des éléments importants, avec 13 amendements différents.
Je souhaite vous rappeler toutes et tous l'importance de participer. Ce vote n'a pas lieu à n'importe lequel moment. Ce n'est pas seulement un vote interne pour la ligne doctrinale d'un parti. C'est un message fort que nous pouvons envoyer à un moment crucial de la construction européenne.
En effet, en fin de ce mois, les 27 et 28 Juin, aura lieu un Conseil de l'Europe décisif. La commission Européenne y présentera l'Instrument de Convergence et de Compétitivité, un traité supplémentaire ayant comme principal objectif d'inscrire dans le marbre des traités les principes idéologiques les plus conservateurs possibles, et empêcher, si jamais la gauche devait l'emporter en septembre 2013 en Allemagne et en Juin 2014 aux élections Européennes, une réorientation.
Très peu de progressistes vont siéger fin Juin au Conseil de l'Europe. La plupart d'entre eux sont en coalition, souvent avec des partis centristes ou conservateurs. Cela inclue plusieurs pays importants: l'Autriche, les Pays-Bas, l'Italie.
C'est pourquoi une député social-démocrate autrichienne, Sonja Ablinger, a cherché une alliance européenne large dans notre famille politique pour faire pression sur les membres du gouvernement SPÖ, et autres, et forcer celui-ci à prendre une position forte sur ces sujets.
Elle s'est appuyée sur le Forum des Gauches socialistes et social-démocrates dont je suis l'une des chevilles ouvrières, en obtenant le soutien de Hilde Mattheis au SPD et de Marie-Noëlle Lienemann au PS, entrainant depuis des verts autrichiens, des Linke allemands, ATTAC, le SEL italien, des députés du PSOE, les Economistes Atterrés.
C'est le sens de l'appel Pour une autre Europe http://www.uneautreeurope.eu/.
Un seul pays a donné une large majorité au parti socialiste local. Le chef de l'Etat comme le chef de gouvernement, issus de nos rangs, peuvent compter sur une majorité large à l'Assemblée, courte au Sénat. Ce pays a de plus une taille critique, tant du point de vue économique, politique, culturel que diplomatique.
Vous avez reconnu ce pays: c'est nous, c'est la France.
François Hollande porte donc pour ce Conseil tous les espoirs des progressistes européens. Il ne s'agit pas de s'interroger si tel ou tel éditorialiste plus ou moins complice de l'ordre libéral approuverai ce texte ou le jugerai germanophobe, si telle ou telle aile ou courant au sein du parti joue telle ou telle partition, il s'agit de prendre une responsabilité historique pour sauver l'espoir de construire un jour une Europe sociale, démocratique, écologique.
Et je peux vous le dire: tous les Européens convaincus du SPD, du SPÖ, en Espagne, en Italie, regardent ce débat. Tous attendent un signal fort, dans un contexte où le SPD déjà s'est relancé à gauche, se distanciant des réformes Schröder.
Le texte de la convention Europe est progressiste. Mais il n'est pas encore assez fort pour entamer un tel rapport de force, du faible au fort, face à tant de conservateurs.
Et nous avons vu que sans un fort vent arrière, François Hollande aura du mal à tenir un tel rapport de force seul.
Il a besoin de nous, ce texte a besoin de nous, tous les socialistes et sociaux-démocrates européens ont besoin de nous.
De plus, toute négociation, surtout dans une stratégie du faible au fort, doit partir d'un point très haut. Nous serons forcés de négocier des compromis. Ne commençons pas déjà par une position de compromis!
Chacun des 13 amendements est intéressant.
Il existe cependant trois questions fondamentales qui vont déterminer et le débat sur cet "Instrument de Compétitivité et de Convergence" et le visage de l'Europe des 10 années à venir:
- Le Pacte de stabilité et ses suites, avec la nécessité absolue de sortir d'une politique de consolidation budgétaire qui a échoué pour utiliser tous les instruments prévus par les traités pour relancer l'économie.
L'amendement 4 réclame également la suspension pure et simple du TSCG et de son absurde règle d'or européenne. Il est à noter que de fait ce Pacte est déjà suspendu, comme le démontre les deux ans de délai accordé par la Commission à la France pour atteindre les 3%. Cela va mieux en le disant.
- Le budget européen, et le rôle de la BCE, deux sujets liés, pour remettre et du contrôle démocratique et de la marge de manœuvre politique en situation de crise. Les amendements 8 et 13 sont essentiels ici pour renforcer le texte à un niveau qui permettra plus tard de faire des concessions sans retomber sur des positions à l'évidence conservatrices ou libérales.
- Le Traité de Libre-Echange avec les Etats-Unis, dont le projet d'ouvrir des négociations tombe au plus mauvais moment, alors que l'Europe faible n'y pourra faire prévaloir ses intérêts. Il parait important non pas seulement de le compléter de dispositions sociales et écologiques, cela serait un minimum, mais surtout d'en suspendre la négociation, amendement 10, tant que nous Européens ne seront pas sorti de la crise. Les gros yeux de certains devant les 150 Milliards de croissance à en attendre les rends aveugle que le prix de ces 150 Milliards n'est pas négociable lorsqu'on en a tellement besoin. Mieux vaut se concentrer comment les créer de par nos propres forces, plutôt que de nous vendre.
- L'amendement 13 enfin complète le texte en réunissant chacun de ces trois points, en les réunissant dans un ensemble cohérent.
Je vous demande donc d'assumer cette responsabilité européenne. Donnons à ce texte la force qu'il mérite!
Soyons par notre vote les amphétamines dont François Hollande, en négociation, aura besoin pour tenir ce marathon, et surtout pour tenir le rapport de force, ouvert au compromis, mais pas à la synthèse!
Amitiés socialistes,
Mathieu Pouydesseau
SPD Berlin
Membre de Forum Demokratische Linke
Mandataire de Maintenant la Gauche pour la Fédération des Français de l'Etranger du PS
Co-Initiateur et Premier Signataire de l'appel "Pour une autre Europe" www.uneautreeurope.eu
mardi 9 octobre 2012
Choisir la motion 3 c'est aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.
Choisir la motion 3 c'est
aussi se prononcer pour les idées défendues par UTOPIA.
Fidèles à la célèbre phrase d'Orson
Welles, devenue la raison d'être de notre mouvement :" avoir des rêves suffisamment grands pour ne
pas les perdre de vue en les poursuivant" , nous revendiquons ensemble avec la
motion 3 un autre monde et une
autre société, qui soient une construction permanente, collective, plurielle et
démocratique.Nous n'avons pas peur du terme "internationalistes " qui nous caractérise.Car
même si nous savons combien ce terme a été galvaudé voire trahi á certaines
époques du 2Oe siècle, nous sommes tout à fait dans la tradition de Jaurés qui disait dans son fameux discours
de Nimes en 1910:"Ah!les
sociétés d'injustice!elles ont inconsciemment peut-être, un art admirable pour se faire accepter
de ceux-lá même qu'elles exploitent".Eh bien nous luttons avec la motion 3 pour
que le changement, que nous voulons, passe d'abord par une redéfinition du travail aussi bien dans sa dimension
sociale qu'écologique .Et nous savons que ce combat ne peut être uniquement mené en France masi qu'il implique des solidarités permanentes en Europe et dans le monde.On le voit
bien dans l'exclusion ou carrément l'exploitation des migrants et des "étrangers
indésirables", selon l'expression de Daladier á l'égard des réfugiés allemands
en France en 1937. Avec le passeport de citoyenneté universelle que défend
UTOPIA, nous voulons, ensemble avec "
Maintenant la gauche "
promouvoir un monde dans lequel l'humanité prendrait corps comme un tout et non
comme une somme d'individualités ".
Michel CULLIN
membre du bureau d'UTOPIA
FFE-Vienne
lundi 8 octobre 2012
Pourquoi nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Pourquoi
nous, militants à la FFE, soutenons la motion « Maintenant la gauche »
Le Parti
Socialiste est un
parti d’échanges.
Si nos congrès se sont parfois, hélas, réduits à des questions de
personnes, celui de Toulouse, après la belle victoire de François
Hollande, peut librement donner lieu au nécessaire
débat d’idées.Les socialistes ont la majorité dans de nombreuses institutions. Leur parti se doit donc d’être, plus que jamais, ancré dans la réalité des Français. A l’écoute de l’opinion, présent sur le terrain dans le mouvement social et associatif, il doit être à la fois le relais des actions du gouvernement et une force de propositions et d’innovations.
La motion 3
(« Maintenant la Gauche »), présentée au congrès de Toulouse et
dont le premier signataire est Emmanuel
Maurel,
a le mérite de poser
clairement devant les militants socialistes les problèmes urgents
auxquels nous devons répondre.
Elle aborde
par exemple des questions aussi importantes que : le
refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe
sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale
d’ampleur, la lutte contre les licenciements bousiers et les
délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence
écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une
VIème République davantage parlementaire et limitant le cumul des
mandats.
Cette motion
défend également le rassemblement
de l'ensemble des forces de gauche et écologistes
et elle propose la constitution d'un comité
permanent de liaison
entre tous ces mouvements.
Notre
ambition est de construire ce parti
actif et combattif
qui soutiendra le gouvernement de J.M.Ayrault dans sa difficile tâche
de redressement de notre pays.
La motion «
Maintenant la Gauche » rassemble un collectif
national de militants engagés - syndicalistes, associatifs, élus
locaux et nationaux-,
dont l’objectif est de faire progresser le débat d’idées et de
donner au Parti Socialiste une orientation claire.
Nous
soutenons la motion « Maintenant la gauche » dans la FFE
Marion
BERTHOUD
(Rabat), Michaelle CHAUVIN
(Tunis), Michel CULLIN
Représentant à la Commission d’organisation du congrès,
Vienne), Charline JAN
(Candidate
au Conseil Fédéral, Secrétaire de section, Amsterdam), Halim
LAYADI
(Algérie), Christophe i
(Londres),
Mathieu POUYDESSEAU
(Candidat
au Conseil Fédéral, Berlin), Étienne SCHMITT
(Montréal),
Mounir SEIFEDDINE
(Beyrouth),
Annick TIMMERMANS
(Représentante à la Commission d’organisation du congrès,
Candidate au Conseil Fédéral), Martine VAUTRIN-DJEDIDI
(Tunisie), Mathieu VIEIRA
(Mandataire fédéral, Candidat au Conseil fédéral, Bruxelles)
Libellés :
Annick Timmermans,
Charline Jan,
CongrèsPS,
Emmanuel Maurel,
FFE,
Maintenant La Gauche,
Mathieu Pouydesseau,
Mathieu Vieira,
Motion3,
Parti Socialiste,
PS,
TSCG
dimanche 7 octobre 2012
Motion 3, LA motion écolo du congrès
La
motion 3 Maintenant
la gauche qui porte en
sous-titre « Le social au cœur, l’écologie en avant »
symbolise la synthèse
indispensable entre le social, et
l’écologie, la prise en compte à la fois de l'urgence et du long
terme.
Nos
5 grands engagements pour l’écologie politique
- Un pôle public de l’énergie
L’accès
à l’énergie est un droit fondamental. Or, il ne peut pas y avoir
de politique équitable de l’énergie au service des citoyens si
celle-ci est dépendante des lois du marché. Pour
garantir l’indépendance énergétique de notre pays, il faut
mettre en place un réel service public de l’énergie. C’est ce
que propose la motion 3 avec la création
d'un pôle public de l'énergie, dont la production et la
distribution sont soumises à des contraintes techniques et de
sécurité très spécifiques.
- Un service public de l’eau potable
L’eau
potable est un bien commun de l’humanité, indispensable à toute
forme de vie. L’eau ne doit pas devenir une marchandise. L’accès
à l’eau potable doit être garanti aux mêmes conditions sur
l’ensemble du territoire. C’est pourquoi la motion 3 souhaite la
création d'un service public de l'eau potable, décliné
nationalement (production) et localement (distribution).
- La sortie du nucléaire et la transition énergétique
La
catastrophe nucléaire de Fukushima est venu rappelée de la pire des
manières qu’avec le nucléaire, le risque zéro n’existe pas. La
sortie progressive du nucléaire est possible en engageant une réelle
mutation de notre modèle énergétique sans tomber dans la pénurie
électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en réduisant
à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii
alternatifs existent, basés sur l’efficacité et la sobriété
énergétique. Ils doivent faire l’objet de débats démocratiques
qui n’ont jamais eu lieu.
- La fiscalité écologique
Une
contribution climat/énergie sur les émissions de tous les gaz à
effet de serre est indispensable
pour promouvoir un changement de comportements des citoyens tout en
limitant les nuisances causées par les gros consommateurs. En outre,
une telle contribution pourrait ainsi à
la fois renchérir
le coût des marchandises produites très loin de leur lieu de
consommation et rendre les produits locaux plus compétitifs.
- Non à l’exploitation des gaz et huiles de schistes
L’exploitation
des gaz et pétroles de schistes, énergies fortement émettrice de
GES, ne peut participer à la transition énergétique. Qu’il
s’agisse de la fracturation hydraulique ou de toute autre technique
d’extraction, l’exploitation des gaz de schistes est synonyme de
dommages environnementaux irréversibles que nous refusons.
vendredi 5 octobre 2012
Le TSCG, une mauvaise affaire pour l'Europe, et les Francais de l'Union Européenne
Pourquoi
nous sommes contre le traité pour la stabilité, la coordination et
la gouvernance (TSCG) de l'Union européenne
Cet
argumentaire est en partie inspiré par le petit livre des
économistes Atterrés: L'Europe mal-traitée, seule analyse sérieuse
à ce jour sur ce texte.
1/
Un traité inapplicable
Les
règles issues du pacte de stabilité et de croissance (PSC) (pas
plus de 3% de déficits publics et pas plus de 60% d'endettement
public) n'ont
jamais été vraiment respectées.Elles
ont en réalité incité les Etats à maquiller leurs comptes (tous
les Etats l'ont fait, pas seulement la Grèce) et à adopter des
pratiques contreproductives (louer des bâtiments au lieu de les
acheter, diminuer l'investissement public...)
D'autre
part, aucune sanction financière n'a jamais été prise (même pas
contre la Grèce qui avait pourtant très sérieusement "dérapé"
avant 2007). Et on voit d'ailleurs mal comment il pourrait être
politiquement acceptable d'imposer de telles amendes (jusqu'à 0,5%
du PIB) contre des États qui connaîtraient justement des
difficultés financières.
Enfin,
le TSCG est fondé la notion de "déficit structurel",
c'est à dire d'un déficit indépendant de la conjoncture
économique. Or, la
méthode utilisée pour calculer ce déficit structurel sera
nécessairement teintée d'idéologie.
Elle suppose que l'on connaisse le niveau exact de la "croissance
structurelle".Ainsi, un pays accusé de déficits excessifs
pourra toujours arguer d'un autre calcul pour échapper aux
sanctions. On s'embarque dans des arguties juridiques sans fin.
2/
Un traité contreproductif
A
la différence du PSC, le TSCG prévoit de sanctionner les pays dont
l'endettement public est supérieur à 60%, sauf si ce pays s'engage
à réduire l'écart avec les 60% sur un rythme d'1/20ème par an.
Conséquence:
plus le pays est endetté, plus l'effort budgétaire demandé est
important. Ce qui revient à dire que lorsqu'une récession se
produit et que l'endettement explose (comme cela s'est produit en
2009), ce
sont les États les plus en difficulté qui devront mener les
politiques les plus restrictives.Or,
mener des politiques d'austérité en période de crise économique
ne fait généralement que renforcer la crise.
La
paradoxe est que, loin de désendetter le pays, ce genre de politique
conduit à la baisse du PIB et donc à la dégradation du ration
dette/PIB, comme cela se produit actuellement en Grèce, en Irlande,
en Espagne...
En
appliquant aveuglément cette règleon
condamne les pays les plus endettés à une austérité perpétuelle
et à une dégradation sans fond de leur endettement.
3/
Un traité anti-démocratique
Le
TSCG c'est préférer
la règle au débat politiqueet
à la démocratie, et c'est privilégier
les intérêts des créanciers et de la finance au détriment des
intérêts du peuple.
En effet, le TSCG vise à garantir la solvabilité des États, ce qui
revient à garantir le patrimoine financier des créanciers et
des
marchés financiers. A
un moment où l'emploi industriel s'effondre et le chômage explose,
est-il bien opportun de donner ainsi des gages au secteur financier?
4/
Un traité économiquement absurde
Ce
traité est fondé sur des ratios qui posent problème.
-Le
déficits public ne devrait pas être calculé par rapport au PIB
mais par rapport aux recettes publiques.
On comprend bien qu'un pays dans lequel les prélèvements
obligatoires ne sont que de 30% du PIB ne peut pas supporter le même
déficit qu'un pays dans lequel les prélèvements obligatoires
représentent 50% du PIB. Adopter la règle du rapport déficit sur
PIB au lieu de la règle comptable classique déficit/recettes, c'est
objectivement privilégier les États les plus libéraux.
De
même, est-il
légitime de ne pas différencier les dépenses de fonctionnement des
dépenses d'investissement comme cela se fait pour les collectivités
territoriales?
-Enfin
l'endettement
public doit être mis en relation avec le patrimoine public.
Est-ce une mauvaise affaire de s'endetter à 3-4% pour acheter des
actions de GDF Suez qui rapportent 5-10% de profit ? Si l'endettement
d'un État est garanti par des actifs de valeurs qui peuvent être
vendus (et qui rapportent) où est le problème ?
5/
Un traité qui ne tire pas les bonnes leçons de la crise
Les
défenseurs du TSCG expliquent qu'il s'agit de répondre à la crise
européenne. Or, la
crise européenne n'a justement pas pour origine un excès
d'endettement public.
Quatre
pays ont demandé l'aide des fonds européens: La Grèce, l'Irlande,
le Portugal et l'Espagne pour sauver son système bancaire. Or, à
l'exception de la Grèce, aucun de ces pays n'avaient un endettement
excessif au moment de la crise.
En
2008, l'Espagne et l'Irlande faisaient partie des pays les moins
endettés de la zone Euro (40,2% d'endettement public pour l'Espagne
et 44,2% d'endettement public pour l'Irlande... à comparer aux 66,7%
d'endettement public pour l'Allemagne). Quant au Portugal, son
endettement public était proche de la moyenne de la zone euro (71,6%
contre 70,2%).
La
crise est due à l'explosion de la bulle de l'endettement privé,
bulle particulièrement importante en Irlande et en Espagne. Or, en
se focalisant sur les ratios des finances publics la Commission
européenne a une lourde responsabilité dans le déclenchement de la
crise de 2009.Le
TSCG construit une usine à gaz qui vise à persévérer dans
l'erreur par pur dogmatisme. Au
lieu de s'intéresser exclusivement à l'endettement public, un
traité qui vise à renforcer la coordination et la gouvernance
économique de la zone euro ferait mieux de s'intéresser aux
fondements de l'économie et aux déséquilibres de la sphère privée
en matière d'emploi, de régulation financière, destratégie
industrielle et commerciale...
http://www.maintenantlagauche.fr/
30 Propositions de la Motion 3
REFUSER L'AUSTÉRITÉ
1.
Dans un contexte de croissance quasi-nulle, il faut réinterroger le
rythme de la réduction des déficits publics. Evitons le cercle vicieux
: l'austérité nourrit la récession qui elle-même aggrave la dette et empêche
toute relance.
2.
Refuser la ratification du
traité Merkozy pour engager une profonde réorientation de la construction
européenne : BCE qui rachète la dette des États, qui prête aux États comme elle
prête aux banques, processus de convergence sociale dans l'objectif d'un SMIC européen, harmonisation fiscale, doter le
budget communautaire d'une réelle capacité d'intervention avec des ressources propres, développer une
politique industrielle européenne (notamment sur les énergies renouvelables).
Établir le Juste Échange européen par l'établissement d'une véritable
politique tarifaire aux frontières de l'Union fondée sur le respect des
normes sociales et environnementales.
3.
Construire la République Européenne : le parlement européen doit être la source
de la légitimité politique de la Commission, expression de la souveraineté populaire européenne. Nous
proposons l'élection d'une constituante pour poser les bases de cette
Europe
démocratique.
REDISTRIBUER LES
RICHESSES
4.
Convoquer une conférence salariale patronat-syndicat et augmenter fortement le
SMIC si elle ne débouche pas. Le gouvernement doit stimuler et encadrer les négociations
annuelles obligatoires sur les salaires. Fixer un revenu
maximum (ratio à définir) comme cela a été fait pour les dirigeants
d'entreprises publiques. Aboutir enfin à l’égalité salariale
hommes-femmes.
5.
Indexer les minimas sociaux sur le SMIC.
6.
Création d'une allocation autonomie pour les jeunes
en formation, universelle et individualisée (en fonction des ressources
propres du jeune et de son lieu de formation).
7.
Mettre en place une grande réforme fiscale, rétablissant une réelle
progressivité de l’impôt prenant en compte tous les revenus
(salarial, capital, foncier). Créer un serpent européen d’harmonisation fiscale,
protecteur des tentations de dumping.
8.
Une fiscalité écologique protectrice. Une taxe significative sur les GES des
produits et des transports
(taxe kilométrique) pourrait à la fois renchérir le coût des marchandises produites très
loin de leur lieu de consommation et rendre les produits locaux plus
compétitifs.
L'ÉCOLOGIE
POLITIQUE
9.
Création d'un pôle public de l'énergie, dont la production et
la distribution sont soumises à des contraintes techniques et de sécurité très
spécifiques. Création d'un service public de l'eau potable,
décliné nationalement (production) et localement (distribution).
10.
Sortir progressivement du nucléaire et engager une réelle
mutation de notre modèle énergétique et la rupture avec le tout nucléaire, sans
tomber dans la pénurie électrique ni augmenter le prix de cette énergie, tout en
réduisant à terme les émissions de gaz à effets de serre. Des scénarii alternatifs existent
et doivent faire l’objet de
débats démocratiques qui n’ont jamais eu lieu.
11.
Interdiction
définitive de l'exploitation
des hydrocarbures de schistes qui représente une perpétuation
artificielle de notre dépendance aux énergies fossiles, avec un risque
écologique supplémentaire.
L'ÉTAT STRATÈGE
12.
Donner une boussole à la BPI : aider les entreprises sous forme de capital plutôt que de
prêts, autoriser des nationalisations temporaires pour
réorienter et dynamiser des secteurs industriels stratégiques ou vulnérables aux
prédateurs. Nationaliser temporairement les aciéries de Florange pour engager le
maintien et la restructuration de la filière acier en France.
13.
Le fonds public de reconversion devrait soutenir les poursuites
d'activités menacées de délocalisation dans le cadre d'entreprises
socialisées (publiques, SCOP, SCIC), comme la création d’entreprises
coopératives locales ou bien encore la reprise en coopérative de nombreuses
PME.
14.
Etablir une nouvelle forme de contrôle des licenciements (par
la loi) et lutter contre le nombre de contrats précaire (5% maximum des
entreprises de plus de 20 salariés)
L'ÉGALITÉ RÉELLE
15.
Mettre en Place vite les politiques de lutte contre toute forme de
discrimination. Ouvrir aux étrangers non communautaires le droit de vote
aux élections locales et certains emplois de la fonction
publique.
16.
Refonder l'école publique : recruter et former de nouveaux
enseignants. Stopper la libéralisation de la carte scolaire, abandonner le
programme Éclair, le Livret Personnel de Compétences et la logique du « socle »,
pour revenir à une définition nationale des horaires disciplinaires ; mettre fin
au tronc commun des Premières générales, arrêter la réforme des séries de la
voie technologique du lycée, donner à l’École publique les moyens d’une
formation efficace de tous les enseignants.
17.
Garantir l'université publique pour tous en revenant sur la loi Pécresse LRU et
assurer le financement public des universités par l’État.
Restaurer un cadrage national du diplôme garantissant une qualification
identique en fonction des filières et libérer la Recherche publique des
contraintes économiques de court-termisme.
18.
Faire du logement une priorité : La taxe sur les transactions immobilières
élevées doit financer le mouvement HLM. Il est urgent de doubler le plafond du
livret A comme nous nous y étions engagés. Sortir l'effort logement de
l'objectif des 3 % de déficit. Instaurer un système de garantie locative
universelle.
19.
Lancer un plan hôpital 2020 : relance des constructions
hospitalière et médico-sociale, terminer les opérations engagées, maintenir les
installations et réaménager les hôpitaux de proximité, les pôles de santé locaux
qu’il faudra développer sur le territoire en incluant un volet de rénovation des
équipements lourds (IRM, Scanner, laboratoires, …). Réformer les modalités de
financement de l’hôpital public. Mettre en place un plan santé mentale et
psychiatrie sur tout le territoire.
20.
Consolider la sécurité sociale : nécessité d’un système solidaire, public, de
redistribution, seule garantie de l’égalité et de la pérennité des financements,
« chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » ; fin des
franchises médicales, chercher des sources de financement solidaire :
rééquilibrer le partage des richesses, taxer les revenus du capital, instaurer
des formes de contribution spécifique des industries bénéficiaires de la
santé.
21.
Rétablir une police de proximité active et renforcer les moyens
police/justice pour faire appliquer le droit partout.
22.
Abroger la loi Sarkozy de « réforme » des collectivités
territoriales. Redonner des moyens aux collectivités, organiser une
autre déconcentration, nécessite des débats démocratiques sur la pertinence des
niveaux de gestion à l’intérieur du territoire national sur l’autonomie
financière des collectivités, mais aussi sur le renforcement des péréquations
entre les territoires.
LA VIème RÉPUBLIQUE
23.
Renforcer les pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de
légiférer et contrôler le gouvernement. Instauration d’une dose de
proportionnelle dans l’élection des députés et application stricte du
non cumul entre un mandat parlementaire et un exécutif local.
24.
Créer enfin, dans la concertation, un véritable statut de l’élu local
(indemnités, retraite, couverture sociale et juridique), corolaire nécessaire de
la limitation du cumul des mandats.
UNE AUTRE MONDIALISATION
25.
Agir sur les coûts des transports en soumettant, comme le transport aérien, les
portes conteneurs géants à la taxe sur le kérosène pour mettre fin à cette
subvention déguisée au libre-échange qui pille par ailleurs les ressources
pétrolières.
26.
Promouvoir la souveraineté alimentaire : donner la priorité à
la production par les exploitations paysannes et familiales de denrées pour les
marchés intérieurs et locaux, garantir l’accès à la terre, à l’eau, aux forêts,
aux zones de pêche et aux autres ressources à la faveur d’une véritable
redistribution, investir des fonds publics à l’appui des activités productives
des familles et des communautés, en mettant l’accent sur l’autonomisation, le
contrôle local et la production de nourriture pour la population et les marchés
locaux.
27.
Reprendre la maîtrise du désarmement, notamment nucléaire, qui
constitue un élément efficace de ce mécanisme au service de la paix et de la
sécurité. Le PS doit à nouveau s’emparer de ce débat.
RASSEMBLER LA GAUCHE & LES
ÉCOLOGISTES,
RÉNOVER LE PS
RÉNOVER LE PS
28.
Créer un comité permanent des partis de gauche et des
écologistes, décliné dans des intergroupes parlementaires et une «
université populaire de la Gauche» avec partis, syndicats et associations, en
profitant de la préparation des élections municipales pour l'impulser.
29.
Un parti combattif : nous populariserons d'autant mieux les réformes du
gouvernement que le PS en aura débattu en amont. Nous proposons deux
conventions nationales : une sur l'Europe (oct. 2013) en amont de
l'élaboration du programme du PSE pour les élections européennes ; une sur les
étapes de la réforme fiscale pour une juste redistribution.
30. Dans notre Parti, nous proposons de créer
une école nationale du militant, déclinée fédéralement, avec
des programmes théoriques et pratiques.
http://www.maintenantlagauche.fr/
http://www.maintenantlagauche.fr/
Mathieu Pouydesseau soutient la Motion 3 Maintenant la Gauche
Chéres et chers camarades,
Après avoir été
mandataire de la contribution "Réaliser le Changement" - dont j'avais organisé
le soutien par 23 députés issus de la gauche du SPD ayant voté NON au TSCG au
Bundestag en Juin dernier - et été aussi signataire de la contribution "Le Temps
de la Gauche", j'ai participé aux débats de rentrée du courant "Un Monde
d'Avance" à Paris, en cette fin de semaine.
En discutant avec nombre des 400 militantes et militants présents, dont la
majorité souhaitai voter pour la Motion 3, avec les dirigeants du courant ayant
fait le choix de rejoindre la Motion 1 dite "majoritaire" (comment une majorité
peut-elle exister avant même un vote?), en lisant et relisant les textes
proposés, j'ai finalement décidé de signer la Motion "Maintenant la Gauche",
dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, l'organisateur des Universités
d'été de notre parti à La
Rochelle, synthèse des
contributions "Le Temps de la Gauche", Utopia, et du texte porté par Gérard
Filoche.
Je suis en accord avec toute la Motion 3, pas seulement sur les chapitres
principaux, mais sur chaque mot, chaque virgule, chaque espace!
Les
signataires de la Motion 3 issus d'UMA
veulent approfondir le travail engagé avec Forum DL21 (l'aile gauche du SPD
allemand) et l'élargir à un forum de toutes les gauches européennes. Les
signataires, issus de UMA ou d'Utopia, sont
tous fondamentalement engagés dans le mouvement social et ne cherchent rien pour
eux-mêmes. C'est un travail de conviction pour
maintenir des éléments essentiels de doctrine et porter un dialogue au sein d'un
congrès sinon
aseptisé.
Je rappelle que la Motion 3 prends position très clairement contre le nucléaire, pour la transition énergétique, pour une politique d'investissement contre-cyclique, pour une réflexion sur les modes de vie et d'organisation sociale allant au delà du modèle du producteur-consommateur.
J'ajoute encore un point: la décision de EELV de voter contre le TSCG démontre que le renversement idéologique en cours s'élargit. Autant donner un bon signal avec cette motion qui au coeur de sa problématique a placé le refus du TSCG et de la règle d'or, dans une démarche d'alliance avec les partenaires de la social-démocratie européenne.
La Motion "Maintenant la Gauche" s'inscrit pleinement dans le projet
présidentiel de François
Hollande, tel que présenté à son discours fondateur du Bourget, en
approfondissant notre message et notre ambition, pour conserver la perspective à
5 ans dont nous avons besoin, en rappelant que notre cap ne peut être la rigueur, mais bien le tournant
de la Relance, avec la refondation de l'Europe vers une Europe Fédérale.
Je souhaite
également porter ce débat au sein de la FFE. Je me réjouirai - si vous faites
confiance à la Motion Maintenant la Gauche - de votre vote en ma faveur au
Conseil Fédéral. Il existe des thémes propres à la FFE que je défendrai dans
cette période. Beaucoup de ces thèmes sont connus. Il est à mon
avis nécessaire qu'ils existent au CF - et éventuellement au BF.
Tout le monde le sait: il est plus facile d'arriver au sommet que de s'y maintenir, on peut aussi gagner un Grand Chelem sans s'en rendre compte, en gagner un deuxième est bien plus dur! Et nos succés de 2012 ne doivent pas être une raison de s'autocongratuler satisfait, mais bien de définir une ambition bien plus forte que l'amélioration d'une représentation politique qui - convenons en toutes et tous - ne changera RIEN aux préoccupations quotidiennes de nos compatriotes à l'Etranger.
Amitiés socialistes,
Mathieu Pouydesseau
Section de Berlin
wwww.maintenantlagauche.fr
Mathieu Vieira soutient la Motion 3

Mathieu Vieira
Mandataire fédéral Fédération des français de l’étranger (FFE), soutient la motion 3
La redistribution des richesses, une autre mondialisation, la construction d’une Europe sociale et démocratique, la révolution écologique, la VIe République et l’union de la gauche sont autant de thèmes portés par la Motion 3 et qui fondent mon engagement au PS.
Mais au-delà des orientations politiques audacieuses de la motion « Maintenant la gauche » qui s’efforce d’apporter de nouvelles réponses à un monde en crise profonde, il m’apparaît tout aussi crucial de renouveler un parti socialiste replié sur lui-même. Maintes fois promises, la rénovation du parti socialiste semble s’être arrêtée au premier tour de la primaire citoyenne. Pourquoi nous arrêter là alors que nos victoires électorales successives nous placent en position de force ? Pourquoi faire de l’unanimisme le maître mot du congrès alors que nous pouvons pour une fois dissocier vote pour un congrès et vote pour un candidat ? Si nous voulons faire du PS un parti militant et force de propositions, il est urgent de rompre avec l’alignement systématique de l’agenda du parti sur l’agenda électoral, et aujourd’hui gouvernemental. Je suis convaincu, avec les signataires de la Motion 3, que ce n’est pas en dévaluant le militantisme et en faisant du PS un parti d’élus et de collaborateurs que nous servirons efficacement le gouvernement dans sa lourde tâche d’affronter la crise économique, sociale et écologique à laquelle nous sommes confrontés. L’impératif de transformation sociale ne s’opérera pas sans un parti combatif, ancré dans le mouvement social et qui replace le militant au cœur de son projet.
Mathieu Vieira
Mandataire fédéral Fédération des français de l’étranger (FFE),
ATER en Science Politique à Sciences Po Lille,
Doctorant à Sciences Po Grenoble et à l’Université Libre de Bruxelles,
Co-éditeur de ‘Une droitisation de la classe ouvrière en Europe’, Economica, 2012
http://www.maintenantlagauche.fr/
Mais au-delà des orientations politiques audacieuses de la motion « Maintenant la gauche » qui s’efforce d’apporter de nouvelles réponses à un monde en crise profonde, il m’apparaît tout aussi crucial de renouveler un parti socialiste replié sur lui-même. Maintes fois promises, la rénovation du parti socialiste semble s’être arrêtée au premier tour de la primaire citoyenne. Pourquoi nous arrêter là alors que nos victoires électorales successives nous placent en position de force ? Pourquoi faire de l’unanimisme le maître mot du congrès alors que nous pouvons pour une fois dissocier vote pour un congrès et vote pour un candidat ? Si nous voulons faire du PS un parti militant et force de propositions, il est urgent de rompre avec l’alignement systématique de l’agenda du parti sur l’agenda électoral, et aujourd’hui gouvernemental. Je suis convaincu, avec les signataires de la Motion 3, que ce n’est pas en dévaluant le militantisme et en faisant du PS un parti d’élus et de collaborateurs que nous servirons efficacement le gouvernement dans sa lourde tâche d’affronter la crise économique, sociale et écologique à laquelle nous sommes confrontés. L’impératif de transformation sociale ne s’opérera pas sans un parti combatif, ancré dans le mouvement social et qui replace le militant au cœur de son projet.
Mathieu Vieira
Mandataire fédéral Fédération des français de l’étranger (FFE),
ATER en Science Politique à Sciences Po Lille,
Doctorant à Sciences Po Grenoble et à l’Université Libre de Bruxelles,
Co-éditeur de ‘Une droitisation de la classe ouvrière en Europe’, Economica, 2012
Des solutions nouvelles
Pour un parti socialiste plus fort
face à la crisePour un parti socialiste plus fort
Etre utile au parti socialiste, à la gauche, à la réussite du changement...La motion 3 propose une démarche politique nécessaire : desserrement de la contrainte européenne, relance salariale, politique industrielle. Après l’alternance, c’est maintenant l’alternative qu’il faut bâtir.
1. La motion 3 est utile au PS, utile à la Gauche, utile au gouvernement. La Motion n°3 est la meilleure garante d’une gauche capable de faire face aux deux défis majeurs de notre temps que sont la régulation de la finance et le rééquilibrage des échanges mondiaux.
2. La motion 3 est la seule qui propose une stratégie pour sortir de l’Europe libérale et «austéritaire». Nous sommes convaincus que même si le traité Merkozy n’a pas été renégocié, le Parti socialiste ne doit pas baisser les bras. Il doit s’engager plus que jamais dans la mobilisation de la société pour une Europe sociale, en s’opposant à la règle d’or qui prive le gouvernement des marges de manœuvres nécessaires à la réussite. Nous souhaitons que le Parti socialiste s’engage contre la pensée unique libérale, pour une économie de la relance par la redistribution, pour une économie sociale et durable.
3. La motion 3 c’est une gauche qui s’engage pour défendre une politique industrielle qui ne se contente pas d’atténuer les effets des plans sociaux, mais qui propose une alternative notamment par la réintroduction de capital public, voire des nationalisations temporaires dans des secteurs stratégiques ou vulnérables comme pour le site de Florange.
4. Parce que nous sommes convaincus que la sortie de la spirale de la rigueur passe aussi par la défense du pouvoir d’achat, la Motion n°3 est la seule qui parle concrètement de relance salariale.
5. La motion 3 est la seule qui place la redistribution des richesses comme LA priorité de la gauche. Elle passe par le juste-échange et le respect aux frontières européennes des normes sociales et environnementales. Elle nécessite d’être forts pour aller au bout d’une véritable révolution fiscale, qui impose les revenus de la rente et du capital au même niveau que les revenus du travail.
6. La motion 3 c’est une gauche forte pour défendre la lutte contre les paradis fiscaux, qui ont bénéficié, ces dernières années de la dérégulation la plus poussée faisant le lit de la crise économique. 80% des hedge funds sont localisés dans ces paradis fiscaux. Aujourd’hui, toute la gauche partage ses combats. Nous n’avons plus le temps de perdre du temps.
7. La motion 3 est la meilleure garante d’une gauche capable de tourner la page de l’ère Sarkozy, des privilèges et des inégalités. Nous voulons un Parti socialiste à l’avant- garde de la lutte contre les privilèges.
8. La motion 3 est la motion garante d’un engagement fort du Parti Socialiste dans le débat institutionnel pour la VIe République. Ce combat, qui était en avance sur son temps lorsque de nombreux signataires de la motion 3 l’ont engagé il y a plus de quinze ans, l’est encore davantage d’actualité aujourd’hui, au moment où la crise de crédibilité et de confiance touche les institutions. C’est au parti socialiste de défendre le renforcement des pouvoirs du Parlement en donnant aux parlementaires le temps de légiférer et contrôler le gouvernement, l’instauration d’une dose de proportionnelle dans l’élection des députés et l’application stricte du non cumul.
9. La motion 3 est la seule qui s’engage pour bâtir un projet politique émancipateur rappelant le lien indissociable reliant l’Homme à la nature et l’impérative nécessité de la préserver pour les générations futures en s’engageant pour la transition énergétique, en défendant la création d’un pôle public de l’énergie et d’un service public de l’eau potable et en décidant maintenant une sortie progressive du nucléaire.
10. La motion 3 propose 12 chantiers de réflexion et d’action au Parti socialiste, à ses élus, à ses militants, pour faire de l’égalité une réalité et lutter contre les inégalités maltraitent la promesse républicaine.
Avec la motion 3, plus le parti socialiste sera fort face à la crise, plus le gouvernement sera en mesure de desserrer les contraintes et de construire l’alternative à l’austérité.
Les lignes bougent ! « Maintenant la Gauche » c’est la gauche réaliste, celle qui imagine les solutions nouvelles, celles que la gauche utilisera demain.
JEUDI 11 OCTOBRE VOTEZ LA MOTION 3
VOTEZ MAINTENANT LA GAUCHE
wwww.maintenantlagauche.fr
maintenantlagauche@gmail.com
Télécharger le pdf
Inscription à :
Articles (Atom)





